04 décembre 2022 05:27

De l’expulsion de la correspondante du Times

lundi، 26 mars 2018 - 03:40

Au cours des dernières 24 heures, plusieurs médias étrangers ont colporté et republier ce qu’a rédigé la journaliste britannique Bel Trew sur son expulsion de l’Egypte depuis plus d’un mois. Ces médias ne se sont pas contentés de republier et de répandre la narration de Trew sans la moindre vérification auprès des autorités officielles égyptiennes, mais ils ont utilisé ces allégations pour mener une attaque injustifiée et non professionnellement authentifiée contre ce qu’ils appellent « une oppression contre la liberté de la presse et de l’expression en Egypte ».


Du coup, l’Organisme général de l’Information (OGI) tire cette affaire au clair en mettant l’accent sur les points suivants :


- Le quotidien est accrédité auprès du Centre des Correspondants étrangers depuis 5 ans. Depuis, la journaliste n’a été jamais interrogée ou reprochée pour sa couverture des affaires égyptiennes, en dépit des contradictions, des erreurs professionnelles et des informations erronées qu’elle a avancées dans ses rapports sur la situation en Egypte.


- L’Egypte, tout comme les autres Etats du monde, possède un système net et clair pour l’accréditation des correspondants étrangers travaillant dans le pays. En vertu de ce système, chaque correspondant doit absolument obtenir une carte de journaliste du Centre des Correspondants étrangers, relevant de l’OGI, et cette carte doit être renouvelée chaque année. Compte tenu de quelques empêchements techniques, les cartes de 2018 ne sont pas encore remises à tous les correspondants étrangers en Egypte, qui ont obtenu en revanche du Centre des Correspondants étrangers, à partir du début janvier, une carte provisoire jusqu’à l’émission de la carte permanente.


- Dans une première transgression, Bell Trew ne s’est pas présentée au Centre pour obtenir cette carte provisoire pour 2018, comme ont procédé tous les correspondants étrangers en Egypte, ce qui déroge à la loi et aux règles de l’accréditation et du travail des correspondants étrangers en Egypte. Selon son propre témoignage, elle s’est dirigée le 20 février 2018 (c'est-à-dire une cinquantaine de jours après la date précisée pour l’émission de la carte provisoire) vers le quartier de Choubra, sans avoir sur elle une carte officielle pour son accréditation journalistique. Cela signifie qu’elle s’est dirigée à ce quartier pour exercer son travail sans permis.


- La deuxième transgression de la loi et des règles de l’accréditation et du travail des correspondants en Egypte s’est manifestée lorsque Trew a pris des photos et a tourné une vidéo sans obtenir les permis nécessaires du Centre des Journalistes.


- Suite à ces deux transgressions flagrantes, les autorités égyptiennes compétentes ont pris leur décision concernant l’expulsion de la journaliste britannique. Cette décision a été prise à la lumière des deux articles No 13 et No 19 du pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) que l’Egypte a signé et a utilisé comme jalon à la promulgation de sa loi relative à l’accès et à la résidence des étrangers.


L’article 13 stipule ce qui suit : « Un étranger qui se trouve légalement sur le territoire d'un Etat partie au présent Pacte ne peut en être expulsé qu'en exécution d'une décision prise conformément à la loi et, à moins que des raisons impérieuses de sécurité nationale ne s'y opposent, il doit avoir la possibilité de faire valoir les raisons qui militent contre son expulsion et de faire examiner son cas par l'autorité compétente, ou par une ou plusieurs personnes spécialement désignées par ladite autorité, en se faisant représenter à cette fin ».


L’article 19 stipule ce qui suit :


« 1. Nul ne peut être inquiété pour ses opinions.

2. Toute personne a droit à la liberté d'expression ; ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen de son choix.

3. L'exercice des libertés prévues au paragraphe 2 du présent article comporte des devoirs spéciaux et des responsabilités spéciales. Il peut en conséquence être soumis à certaines restrictions qui doivent toutefois être expressément fixées par la loi et qui sont nécessaires :

a) Au respect des droits ou de la réputation d’autrui ;

b) A la sauvegarde de la sécurité nationale, de l'ordre public, de la santé ou de la moralité publiques ».


Les observations suivantes confirment  l'invalidité de l'histoire de Mme Trew, considérant son expulsion de l’Egypte comme un signe d'« oppression contre la liberté de presse et d'expression »:


Les observations suivantes confirment l'invalidité de l'histoire de Trew, qui a considéré son expulsion de l’Egypte comme un indice de « l’oppression contre la liberté de presse et d’expression » :


- La correspondante britannique a, le 11 janvier 2018 et pendant son séjour en Egypte, soumis au Centre de presse des correspondants étrangers une demande de permis pour couvrir les élections présidentielles. L’OGI a accepté de lui accorder le permis demandé le 22 mars 2018, c’est-à-dire un mois après son départ. Le permis demandé a été remis au Centre de presse pour les correspondants étrangers, et Trew a été informée de la remise du permis par le biais du bureau de presse et des médias à l'ambassade d'Égypte à Londres, où elle réside. Une telle procédure pulvérise son histoire colportée par plusieurs médias étrangers, puisque sa demande de permis pour couvrir les élections présidentielles a été faite conformément à la loi égyptienne et aux règlements adoptés par la Commission nationale égyptienne. Ce permis lui a été remis en dépit de ses deux violations de loi et des règlements égyptiens régissant le travail des correspondants étrangers en Egypte, sur la base desquels elle a été expulsée.


- 627 correspondants résidents et visiteurs ont soumis une demande à l'OGI pour couvrir la présidentielle et la Commission Nationale des élections a approuvé leurs demandes, ce qui confirme l'attachement des autorités égyptiennes et notamment l'OGI à la liberté de la presse et de l’expression. 
Les critiques, les abus professionnels et les allégations sur la situation en Egypte n'ont pas empêché la remise des permis pour couvrir les élections présidentielles. Ils ont tous obtenu les permis demandés.


Les deux faits suivants confirment l’attachement égyptien à la liberté de presse et d'expression, à savoir :

 

Premièrement : 1200 correspondants étrangers sont accrédités auprès de l'Organisme général de l’Information, et seule Trew a été expulsée pour des raisons légales et procédurales.


Deuxièmement :
Depuis la Révolution de Janvier 2011, aucun correspondant étranger n'a été expulsé de l'Egypte, malgré la conjoncture difficile survenue en Egypte.


L’Organisme général de l’Information accorde aux correspondants étrangers la liberté d'expression conformément à la Constitution égyptienne. Faciliter le travail des correspondants étrangers constitue une tâche essentielle de l’OGI. Néanmoins, le respect des principes internationaux de la déontologie du journalisme constitue également l'une des tâches les plus importantes des hommes des médias.


Par conséquent, l’OGI considère ce communiqué comme une réponse aux informations incorrectes publiées par des journaux étrangers à cet égard. Nous demandons à ces journaux de publier ce communiqué, conformément au droit de réponse et de clarification de la vérité et les principes de la déontologie internationale.

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