27 novembre 2022 06:39

Autonomisation de la femme en Afrique

samedi، 16 mars 2019 - 06:34

La femme représente la moitié de la population du monde étant de même l’un des acteurs principaux de la société.

La parité des sexes, constituant un des droits fondamentaux de l’homme, est essentielle pour l’instauration de la paix dans les sociétés et la majorité de la productivité.

Aussi, l’autonomisation de la femme est-elle indispensable vu qu’elle constitue un énorme potentiel pour le développement.

D’autre part, la femme africaine a joué un rôle colossal dans la construction de la société, rôle qui diffère d’un pays à l’autre en Afrique selon les us et les coutumes, l’histoire, la culture et la religion.

Bien que la décennie 2010-2020 ait été déclarée celle de la femme en Afrique, le parcours de son autonomisation demeure semé d’embûches. Il s’agit d’une autonomisation tous azimuts afin qu’elle puisse aider le continent à surmonter ses crises.

Il est à remarquer que les femmes n’occupent que le tiers des sièges au Parlement dans onze pays africains, à l’exclusion du Rwanda où le nombre des femmes parlementaires est le plus élevé du monde.

L’Afrique subsaharienne connait le taux le plus élevé d’activités féminines pionnières et le tiers des entreprises appartiennent à des femmes.

L’Egypte appuie la position de la femme africaine

Etant à la tête de l’Union africaine en 2019, l’Egypte positionne la réalisation du développement et de la prospérité des peuples africains au premier rang de son programme d’actions. Ainsi le président Abdel Fattah Al Sissi confirme toujours dans ses discours et ses interviews officielles et médiatiques l’importance historique et stratégique des relations arabo-africaines.

Il s’attache fermement à réaliser les objectifs de  l’Agenda « L’Afrique 2063 » notamment le sixième objectif relatif à l’autonomisation des femmes, et l’abolition de toutes formes de violence et de discrimination qu’elles subissent outre le rôle de la femme dans la réalisation de la paix, de la sécurité et du développement en dépit des défis qu’elle affronte.

Les plans et politiques mis en place à l’échelon national en vue de promouvoir la position de la femme et son rôle dans la société ne peuvent donc être adoptés à l’écart de la sphère africaine. A signaler que l’initiative présidentielle pour la formation de la jeunesse africaine inclut un programme qui mise sur les femmes africaines disposant d’un registre distinct dans les domaines de la gestion, du leadership et de l’entrepreneuriat au sein de leurs sociétés et sur l’insertion des personnes handicapées. Le programme favorise aux stagiaires de s’intégrer avec les leaders, les décideurs et les figures de proue au secteur privé, dans la société civile et aux médias dans le but de promouvoir les facultés de la femme africaine.  

Intérêt particulier accordé aux frères africains

L’appartenance à l’Afrique a toujours été une préoccupation primordiale pour le décideur égyptien. Au cours du premier mandat (2014-2018), le Président Al-Sissi a effectué 79 visites à 37 États dont 19 africains. Il s’est déjà rendu en Ethiopie 5 fois dont des visites bilatérales effectuées en mars 2015 et des participations à des réunions périodiques du Sommet de l’Union africaine.

Le président a également effectué 4 visites au Soudan, 2 visites pour la Guinée Équatoriale, le Rwanda et l’Ouganda et une seule visite pour le Kenya, la Tanzanie, le Gabon et le Tchad. Il est à noter que le président Al Sissi a participé à environ 28 sommets et forums africains au cours de la même période. Ce qui souligne le souci de l’Egypte de s’ouvrir au continent africain et d’intensifier les communications et la coordination avec ses frères africains. L’Egypte a déjà été parmi les premiers pays fondateurs de l’Organisation de l’Unité africaine avant qu’elle devienne officiellement l’Union africaine en 2002. Rappelons que l’Egypte à  l’honneur de présider cette Union en 2019.

La femme au forum de l’Afrique 2018

Dans le cadre du renforcement de la coopération avec les frères africains, la ville de Charm AlCheikh a accueilli, en décembre 2018, les activités de la 3èmesession du forum d’Afrique organisé par l’agence régionale de l’investissement relevant du COMESA, en coopération avec le ministère de l’investissement. Ont participé à ce forum plus de 1000 personnalités éminentes sur les plans africain et mondial dont des présidents, des leaders, des premiers ministres, des ministres africains outre des responsables de grandes organisations internationales. Et ce, dans l’objectif de consolider la complémentarité économique au sein du continent africain via le flux des investissements, le commerce interafricain et les efforts déployés pour créer le plus grand bloc commercial au monde groupant 1,2 milliard personnes

Le forum a mis l’accent sur le rôle des jeunes entrepreneurs à promouvoir le continent noir, ainsi que sur le rôle de la femme dans le cadre d’un rassemblement intitulé « Autonomisation de la femme en Afrique «Le forum est considéré l’un des plus grands rassemblements concernés par l’investissement tout en exposant les opportunités disponibles. Parmi les recommandations les plus importantes de la conférence de l’Afrique 2017, citons l’autonomisation de la femme dans les divers domaines de l’activité économique, élément essentiel du développement et de la stabilité économique en Afrique. 

L’Autonomisation de la femme en Egypte

-L’Egypte accorde la priorité à l’autonomisation de la femme conformément à la Constitution égyptienne visant à garantir les droits de la femme. L’autonomisation de la femme signifie l’élimination des obstacles et des désavantages qui entravent à l’accès de la femme à ses droits naturels. Elle signifie également le renforcement des femmes dans les sociétés contemporaines, notamment dans le domaine du développement et de l’économie.

-La constitution égyptienne ne considère pas la femme comme étant uniquement une des une des catégories de la société, mais qu’elle en est  la moitié et le fondement de la famille. A cet égard, la Constitution lui a accordé la protection et le soin, en consacrant plus de 20 articles mettant l’accent sur le rôle important de la femme au sein de l’Etat  et de la société sans discrimination ou exclusion.

Par ailleurs la femme profite aussi de tous les articles de la constitution en tant que citoyen, telles que les obligations de l’Etat de réaliser la justice sociale  et la disposition de solidarité sociale, assurant ainsi une existence digne à tous les citoyens hommes et femmes. La Constitution a garanti aussi ces droits à la femme sur tous les niveaux politique, économique, social et culturel. La femme égyptienne a joué un rôle efficace en ce qui concerne la protection de sa patrie. Le 30 Juin et le 3 Juillet 2013 les rues de l’Egypte étaient remplies des femmes. Ainsi le taux de leurs voix a atteint 55% lors de référendum sur la constitution de 2014. Le pourcentage de leurs voix a atteint 54% des voix totaux dans les élections présidentielles de l’année 2014.

Lors des premières élections parlementaires après la révolution de 30 Juin, le taux de la participation de la femme aux élections a atteint environ 17.19%, alors que 949 candidates sur 5518 se sont présentées. La Constitution avait donné une grande distinction à la femme ce qui a contribué au parlement de 2015 d’être le plus grand dans l’histoire de la vie parlementaire égyptienne en terme du nombre de ses députées où:

Le nombre de députées a atteint 90 dont 76 sont élues et 14 sont nommées, moyennant 15% des membres. L’an 2017 a été déclaré, l’an de la célébration de la femme égyptienne, ainsi, conformément aux buts du développement régional et international, la « Stratégie nationale de l’Autonomisation de la Femme 2030» a été lancée comportant quatre axes dont l’autonomisation politique, économique et sociale aussi que la protection. Le Conseil National de la Femme avec la participation de 175 mille femmes et 180 associations de société civile a guidé la formulation de cette stratégie sans précédent dans le cadre du Développement durable. Le président Abdel Fattah Al Sissi a approuvé ladite stratégie comme étant le document de travail pour les années prochaines, elle a été aussi intégrée à la Vision de l’Egypte 2030.

Le Conseil a également crée l’Observatoire de la Femme chargé du suivi de l’exécution de la stratégie. Des réunions et des rencontres régulières ont été tenues avec les différents organes pour déterminer les obstacles et les défis posés aux ministères et aux organismes participants à l’exécution de la stratégie.

Les campagnes lancées par le Conseil National de la Femme ont contribué à changer la culture de la société, surtout la campagne « La Femme est Capable» suivie par un million de personnes et dont le titre est devenu le symbole de la femme égyptienne. Une proposition a été présentée à l’Union Européenne pour transmettre cette expérience fructueuse en Afrique et adopter un nombre d’initiatives visant à l’autonomisation de la femme africaine, tel que,  l’éducation des filles, le soutien de la femme handicapée ainsi que  l’accès de la femme à l’entrepreneuriat et aux postes de la prise de décision.

L’Egypte a également offert d’élaborer une stratégie pour la femme africaine à l’issue de celle de « l’Autonomisation de la Femme égyptienne 2030 » déclarée par les Etats Unies comme étant la première découlant de la stratégie du Développement durable 2030.

L'Égypte a également lancé le plus grand programme de solidarité sociale "Interdépendance et Dignité", qui a touché 2,5 millions de citoyens égyptiens dont 90%  sont des femmes. Le Conseil national de la femme a également signé un protocole de coopération avec la Banque centrale de l’Egypte. Il s’agit du premier protocole de collaboration sur le plan mondial entre un organisme national concerné par la femme et la Banque centrale de l'État afin de diffuser le concept d'inclusion financière entre les femmes.

Les acquis de la femme égyptienne

Les femmes égyptiennes ont tiré de nombreux acquis importants en termes d'accès aux postes de prise de décision. Il est à noter que pour la première fois  la femme a été nommée en tant que gouverneure, conseillère pour la sécurité nationale auprès du président de la République, sous gouverneur de la Banque centrale. Sans oublier que six femmes ont été nommées vices président de l’Autorité du contentieux de l'État. Outre la croissance du taux de la participation des femmes au cabinet ministériel à 20%. Le gouvernement, groupant 8 femmes ministres, reflète la tendance actuelle à permettre aux femmes d’occuper des postes de direction.

Une législation a été également adoptée pour lutter contre toute discrimination à l'égard des femmes et ce, par l'aggravation de la peine de circoncision, du harcèlement, et pour criminaliser la privation des femmes de l'héritage. Il a été également prévu d’inclure un article dans la loi de l'investissement qui prévoit l'égalité entre hommes et femmes quant aux chances d’investissements et le soutien des petites et moyennes entreprises.

La volonté politique s’est révélée par la déclaration du chef de l’Etat, les microprojets et le soutien de femmes en charge  les priorités de l’État égyptien en matière de micro entreprises et du soutien de femmes en charge et des familles démunies comme priorités du pays. Le nombre de femmes bénéficiaires de micro financements au premier trimestre de 2017, déclarée l’an de la femme, a atteint environ 33,1 millions femmes avec un solde de financement de 55.4 milliards de L.E. L'État fournit également des services à la prime enfance et a alloué 250 millions de livres pour les promouvoir ce qui permet à la mère égyptienne de se rendre facilement au travail.

La femme africaine... Défi des difficultés

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1945, presque tous les pays africains étaient sous la domination ou l'administration coloniale. Dès la création de l'ONU, l'Afrique a acquis son indépendance.

Le 11 juillet 2003, l'Assemblée Générale des chefs d 'État de l'Union Africaine a adopté, lors de la tenue de son deuxième sommet à Maputo, la capitale Mozambicain, le Protocole sur droits de la femme en Afrique, à la Charte africaine sur droits de l'Homme et des Peuples. Le Protocole stipule que les Etats partis s'engagent à interdire toutes les formes de discrimination.

Lautonomisation de la femme africaine; moyen efficace de développement

"Une fois la femme participe entièrement à la main-d'œuvre, sa participation crée des chances et assure une croissance", déclaration communiquée par le Secrétaire général des nations Unis M. Antonio Guterres.

Les études indiquent que la réussite à combler le décalage entre homme et femme dans le domaine de l'emploi est susceptible d'ajouter 12 trillions de dollars au PIB (produit intérieur brut) sur le plan mondial d'ici à 2025. Aussi, l'augmentation du taux des femmes employées dans les institutions publiques, est susceptible de les rendre plus représentatives, de promouvoir l'innovation, d'améliorer les processus de prise de décisions et d'assurer, par la suite, tant d'avantage à toutes les communistes.

"La construction de l'économie exige la libération totale des potentiels des femmes et des filles africaines. Aucun moyen s'avère plus efficace, pour assurer un développement tangible, que d'assurer l autonomisation de la femme africaine ". D'ici était le slogan de la vingt-quatrième session du sommet de l'Union Africaine tenu, en 2015, à Addis Abeba . 

Par ailleurs la femme profite aussi de tous les articles de la constitution en tant que citoyen, telles que les obligations de l’Etat de réaliser la justice sociale  et la disposition de solidarité sociale, assurant ainsi une existence digne à tous les citoyens hommes et femmes. La Constitution a garanti aussi ces droits à la femme sur tous les niveaux politique, économique, social et culturel. La femme égyptienne a joué un rôle efficace en ce qui concerne la protection de sa patrie. Le 30 Juin et le 3 Juillet 2013 les rues de l’Egypte étaient remplies des femmes. Ainsi le taux de leurs voix a atteint 55% lors de référendum sur la constitution de 2014. Le pourcentage de leurs voix a atteint 54% des voix totaux dans les élections présidentielles de l’année 2014.

Lors des premières élections parlementaires après la révolution de 30 Juin, le taux de la participation de la femme aux élections a atteint environ 17.19%, alors que 949 candidates sur 5518 se sont présentées. La Constitution avait donné une grande distinction à la femme ce qui a contribué au parlement de 2015 d’être le plus grand dans l’histoire de la vie parlementaire égyptienne en terme du nombre de ses députées où:

Le nombre de députées a atteint 90 dont 76 sont élues et 14 sont nommées, moyennant 15% des membres. L’an 2017 a été déclaré, l’an de la célébration de la femme égyptienne, ainsi, conformément aux buts du développement régional et international, la « Stratégie nationale de l’Autonomisation de la Femme 2030» a été lancée comportant quatre axes dont l’autonomisation politique, économique et sociale aussi que la protection. Le Conseil National de la Femme avec la participation de 175 mille femmes et 180 associations de société civile a guidé la formulation de cette stratégie sans précédent dans le cadre du Développement durable. Le président Abdel Fattah Al Sissi a approuvé ladite stratégie comme étant le document de travail pour les années prochaines, elle a été aussi intégrée à la Vision de l’Egypte 2030.

Le Conseil a également crée l’Observatoire de la Femme chargé du suivi de l’exécution de la stratégie. Des réunions et des rencontres régulières ont été tenues avec les différents organes pour déterminer les obstacles et les défis posés aux ministères et aux organismes participants à l’exécution de la stratégie.

Les campagnes lancées par le Conseil National de la Femme ont contribué à changer la culture de la société, surtout la campagne « La Femme est Capable» suivie par un million de personnes et dont le titre est devenu le symbole de la femme égyptienne. Une proposition a été présentée à l’Union Européenne pour transmettre cette expérience fructueuse en Afrique et adopter un nombre d’initiatives visant à l’autonomisation de la femme africaine, tel que,  l’éducation des filles, le soutien de la femme handicapée ainsi que  l’accès de la femme à l’entrepreneuriat et aux postes de la prise de décision.

L’Egypte a également offert d’élaborer une stratégie pour la femme africaine à l’issue de celle de « l’Autonomisation de la Femme égyptienne 2030 » déclarée par les Etats Unies comme étant la première découlant de la stratégie du Développement durable 2030.

L'Égypte a également lancé le plus grand programme de solidarité sociale "Interdépendance et Dignité", qui a touché 2,5 millions de citoyens égyptiens dont 90%  sont des femmes. Le Conseil national de la femme a également signé un protocole de coopération avec la Banque centrale de l’Egypte. Il s’agit du premier protocole de collaboration sur le plan mondial entre un organisme national concerné par la femme et la Banque centrale de l'État afin de diffuser le concept d'inclusion financière entre les femmes.

Les acquis de la femme égyptienne

Les femmes égyptiennes ont tiré de nombreux acquis importants en termes d'accès aux postes de prise de décision. Il est à noter que pour la première fois  la femme a été nommée en tant que gouverneure, conseillère pour la sécurité nationale auprès du président de la République, sous gouverneur de la Banque centrale. Sans oublier que six femmes ont été nommées vices président de l’Autorité du contentieux de l'État. Outre la croissance du taux de la participation des femmes au cabinet ministériel à 20%. Le gouvernement, groupant 8 femmes ministres, reflète la tendance actuelle à permettre aux femmes d’occuper des postes de direction.

Une législation a été également adoptée pour lutter contre toute discrimination à l'égard des femmes et ce, par l'aggravation de la peine de circoncision, du harcèlement, et pour criminaliser la privation des femmes de l'héritage. Il a été également prévu d’inclure un article dans la loi de l'investissement qui prévoit l'égalité entre hommes et femmes quant aux chances d’investissements et le soutien des petites et moyennes entreprises.

La volonté politique s’est révélée par la déclaration du chef de l’Etat, les microprojets et le soutien de femmes en charge  les priorités de l’État égyptien en matière de micro entreprises et du soutien de femmes en charge et des familles démunies comme priorités du pays. Le nombre de femmes bénéficiaires de micro financements au premier trimestre de 2017, déclarée l’an de la femme, a atteint environ 33,1 millions femmes avec un solde de financement de 55.4 milliards de L.E. L'État fournit également des services à la prime enfance et a alloué 250 millions de livres pour les promouvoir ce qui permet à la mère égyptienne de se rendre facilement au travail.

La femme africaine... Défi des difficultés

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1945, presque tous les pays africains étaient sous la domination ou l'administration coloniale. Dès la création de l'ONU, l'Afrique a acquis son indépendance.

Le 11 juillet 2003, l'Assemblée Générale des chefs d 'État de l'Union Africaine a adopté, lors de la tenue de son deuxième sommet à Maputo, la capitale Mozambicain, le Protocole sur droits de la femme en Afrique, à la Charte africaine sur droits de l'Homme et des Peuples. Le Protocole stipule que les Etats partis s'engagent à interdire toutes les formes de discrimination.

L autonomisation de la femme africaine; moyen efficace de développement

"Une fois la femme participe entièrement à la main-d'œuvre, sa participation crée des chances et assure une croissance", déclaration communiquée par le Secrétaire général des nations Unis M. Antonio Guterres.

Les études indiquent que la réussite à combler le décalage entre homme et femme dans le domaine de l'emploi est susceptible d'ajouter 12 trillions de dollars au PIB (produit intérieur brut) sur le plan mondial d'ici à 2025. Aussi, l'augmentation du taux des femmes employées dans les institutions publiques, est susceptible de les rendre plus représentatives, de promouvoir l'innovation, d'améliorer les processus de prise de décisions et d'assurer, par la suite, tant d'avantage à toutes les communistes.

"La construction de l'économie exige la libération totale des potentiels des femmes et des filles africaines. Aucun moyen s'avère plus efficace, pour assurer un développement tangible, que d'assurer l autonomisation de la femme africaine ". D'ici était le slogan de la vingt-quatrième session du sommet de l'Union Africaine tenu, en 2015, à Addis Abeba " l autonomisation de la femme africaine."

En ce qui concerne le taux de représentation parlementaire de la femme africaine; elle dépasse 50% des sièges parlementaires dans deux Etats africains, l'Ethiopie et le Rwanda, contre 40% dans quatre Etats, 30-39% dans huit Etats, 10-19% dans vingt Etats dont l Égypte, et enfin moins de 10% dans deux Etats.

En fait, 35 Etats africains attribuent des quotas électoraux aux femmes, contre 19 pays sans quota. Aussi, l'Afrique Subsaharienne enregistre le taux le plus élevé de la participation des femmes aux activités entrepreneuriales; presque un tiers des entreprises s'avèrent féminines.

Quant à la représentation de la femme africaine au gouvernement, l’Éthiopie est le seul pays où le taux de la représentation de la femme au sein des ministères dépasse 50% contre un seul autre pays,  avec un taux de 40% ou plus; 8 pays avec des taux allant de (30 à 39%); 15 pays, dont l’Egypte,  avec des taux variant entre (20 et 29%); 20 pays avec des taux allant de (10 à 19%) et deux pays avec un taux inférieur à 10%.

Il est à noter que la majorité des femmes africaines continuent à travailler au "secteur informel", ce qui signifie que leurs efforts, malgré leur ampleur, ne sont pas visibles ni rémunérés ou au mieux peu rémunérés.

Le taux des femmes participant à la main-d’œuvre active soit rémunérée, soit soutenue par les politiques de l'Etat paraît assez faible par rapport à celui des hommes. Elles représentent, par exemple, 50% de la main-d’œuvre au secteur de l’agriculture – le pilier de l’économie dans la plupart des pays africains – et sont principalement responsables de tout ce qui concerne l’alimentation et la nutrition, de la vente à l’achat et jusqu’à la préparation des aliments pour leurs familles.

Toutefois, elles sont confrontées à de nombreux obstacles en raison des lois et des pratiques discriminatoires qui limitent leur capacité à posséder des terres, à obtenir des financements ou à prendre des décisions, et qui les privent parfois de leurs droits successoraux dans certains pays.

Le rapport du centre international pour la recherche sur les femmes à Washington indique que les femmes, aux pays du sud du désert, ne possèdent que 1% seulement du total des terres arables bien qu’étant responsables de 80% du total des produits alimentaires.

Droit de la femme à l’éducation et à l’emploi en Afrique 2063

L'unité de l'Afrique ainsi que l'intégration de ses Etats, de ses peuples et de sa jeunesse sont indispensables afin de réaliser le progrès. En janvier 2015, les chefs d'Etat et de gouvernements de l'Union africaine ont adopté en Éthiopie un agenda de travail pour l'Afrique 2063, qui se traduira par des objectifs concrets, des buts et des mesures tangibles.

La vision d'Afrique 2063 repose essentiellement sur la réalisation du développement de l'Afrique à tous les niveaux et dans les divers domaines, sous le titre de «L’Afrique que nous voulons ». Et ce par l’intégration régionale complète, la création des opportunités d'emploi pour tous les Africains, y compris les femmes et les jeunes, le règlement des conflits et des guerres et l'élimination de la pauvreté notamment que le continent possède d'énormes richesses humaines et naturelles.

L'Agenda de l'Afrique 2063 est une vision africaine pure dans le but d'atteindre l'élan aspiré pour l' Afrique à travers un certain nombre de programmes dont notamment en ce qui concerne le développement dans les domaines de l' agriculture, l' industrie, l' emploi, l' autonomisation des jeunes etc…Outre qu'elle y compris la mise en place des organisations économiques et de développement unifiées en Afrique dont notamment  la Banque d' investissement africain, la Banque  Centrale Africaine et la Banque africaine, la bourse de L'Afrique et le Fonds monétaire africain.  Le volet social de l'Agenda 2063 s'est reposé sur l'autonomisation et l'intégration de la femme dans la société et sur leurs droits à l'éducation et à l'emploi, notant que  les  sociétés ne réaliseront pas de progrès sans l’autonomisation de la femme et de la  jeunesse.
C'est ainsi que L’Afrique était une scène de lutte pour l’indépendance. Et  malgré tous les obstacles et les problèmes qui existent, le continent africain a des potentiels  de réaliser un développement complète, qui s'appuient essentiellement sur le développement humain et l'autonomisation de la femme, outre que l'occupation de la femme des positions élevées et lui accorde ses droits à l'éducation et au travail, ce qui ouvre la voie à une plus grande participation aux plans de développement après tous les sacrifices réels qu'elles sont offert  dans le continent.
Femmes Africaines

Fatima Achimo

Fatima Achimo a répandu autour d’elle le progrès. Elle a mené une vie sociale très active. Première sénatrice de Madagascar du temps de Philibert Tsiranana, c’était une femme d’Etat malgache. Elle était une femme loyale et responsable. Ainsi, elle avait inspiré bon nombre de femmes malgaches du XXIe siècle.

Fille du prince d’Ambanja Saïd Achimo, Fatima Achimo est née le 8 janvier 1931. Issue d’une famille traditionaliste et instruite, elle s’adaptait facilement à la société étant donné qu’elle vivait dans le contexte de la colonisation. Contrairement aux filles à l’époque, elle avait l’opportunité d’avoir une bonne éducation à la base.

La jeune Fatima était une fille brillante. En 1949, alors qu’elle n’avait que 18 ans, elle avait obtenu son Certificat du Second Degré (CSD). Ensuite, elle avait décroché son Certificat d’Aptitude à l’Enseignement (CAE). En 1963, la jeune femme avait empoché son certificat en administration de l’enseignement primaire (Institut des Hautes Etudes d’Outre-mer Paris France) pour devenir institutrice.

De Nosy-Be à Sambava, elle a traversé la région septentrionale de la Grande Ile pour accomplir sa mission en tant qu’éducatrice.

Une mère éducatrice

Femme généreuse, elle était prête à donner tout ce qu’elle avait. Elle adorait les enfants et les protégeait. «L’éducation était très importante pour notre mère» a relevé son fils Jacob Andriampanjava. Institutrice, commissaire général à la protection de l’enfance, secrétaire d’Etat chargé de la protection de l’enfant, Fatima Achimo était très engagée. C’est une femme qui a consacré sa vie pour les enfants malgaches. De ce fait, elle avait effectué des nombreux stages. En 1964, elle a passé son stage en nutrition des enfants et droit de la femme aux Etats-Unis. En 1968, elle a assisté au congrès international des femmes africaines au Congo Kinshasa. Ensuite, elle a participé au congrès international des femmes socialistes qui s’est tenu à Strasbourg. La même année, elle atterrit en Angleterre pour une mission les droits de la femme et de l’enfant.

Après dix années d’enseignement et de formation, elle entra dans la scène politique.

Une femme politique

«Notre mère était une pionnière» a affirmé son fils aîné Jacob Andriampanjava. Elle était également une oratrice et avait le sens de la négociation. Sûrement, ce savoir-faire venait de son père, puisqu’elle l’écoutait faire un discours à ses compatriotes lors des différentes cérémonies. En fait, elle apprenait tout du prince d’Ambanja. Gardien de la tradition « sakalava », leader et homme influent de sa région, Said Achimo était avant tout le mentor de sa fille. A part son dévouement dans le domaine de droit de la femme et la protection de l’enfant, elle était aussi une femme politique de la Première République et était proche de l’ancien président Philibert Tsiranana.

De 1947 à 1960, de 1972 à 1991, de 2002 à 2009 Fatima Achimo était  une femme qui a traversé les époques. Elle était témoin oculaire de tout ce qui s’est passé à Madagascar. Parmi tant d’autres, Fatima Achimo est une femme qui a marqué le XXe siècle malgache. Elle s’est éteinte le 13 mai 2011.
Sahle-Work Zewde

Sahle-Work Zewde, a été désignée le 25 octobre 2018 comme présidente de l’Éthiopie pour un mandat de six ans (renouvelable une fois). Une première dans cette société traditionnelle qui fait suite à la démission du président Mulatu Teshome. Diplomate de carrière, Sahle-Work Zewde, est actuellement la seule femme chef d'État sur le continent africain.

Sahle-Work Zewde - quatrième chef de l'État en Éthiopie depuis l'adoption de la Constitution de 1995 - naquit le 21 février 1950 à Addis-Abeba. Elle fut issue d'une famille élite: son père fut un haut-gradé dans l’armée impériale du temps d’Hailé Sélassié.

Elle fut une ancienne élève du lycée franco-éthiopien Guébré-Mariam. Elle partit en France à la fin des années 1960 pour faire des études en sciences naturelles à l’université de Montpellier. Elle revint ensuite en Éthiopie après le renversement de l’empereur en 1974 pour servir son pays.

Elle intégra d’abord le ministère de l’éducation et plus particulièrement son département des relations publiques. Dans cette fonction, elle côtoya énormément de diplomates, de représentants d’organisations internationales et non-gouvernementales. Cet univers internationalisé servit de clé d’interprétation à son intégration au ministère des affaires étrangères dans les années 1980.                 

Zewde eut ensuite une longue carrière de diplomate. Elle fut ambassadrice au Sénégal de 1989 à 1993. De 1993 à 2002, elle fut ambassadrice à Djibouti, et représente de l'Éthiopie à l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) en Afrique de l'Est.

Elle fut ambassadrice en France de 2002 à 2006 et représentante permanente auprès de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).

De juin 2009 à mars 2011, elle fut représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies et chef du bureau intégré des Nations unies en République centrafricaine.

Le 11 mars 2011, elle fut nommée Directrice générale de l’Office des Nations Unies à Nairobi (ONUN), au Kenya.

Elle devint ensuite représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres auprès de l'Union africaine à partir du 28 juin 2018.

Quand elle fut l'ambassadrice de l'Ethiopie en France, elle eut accompagné le rapprochement de l’Éthiopie avec les autorités françaises. Ce qui permit à l’ex-Premier ministre Meles Zenawi d’être considéré comme un partenaire de premier plan et un interlocuteur privilégié sur ce qui touche aux affaires africaines et aux enjeux du développement économique et social.

Son mandat à Djibouti lui octroya une place fondamentale. Il faut rappeler que depuis le début du conflit Érythrée-Éthiopie en 1998, Djibouti fut le seul débouché maritime de l’économie éthiopienne. Sahle-Work Zewde joua un rôle primordial pour que son pays puisse accéder à la mer par le biais de Djibouti bien loin de l'Erythrée. Raison pour laquelle ce fut l'un des postes diplomatiques clés de cette période.

A noter qu’en étant présidente de l’Éthiopie pour un mandant de 6 ans, Zewde occupera un poste essentiellement honorifique, en vertu du régime politique de son pays. Les pleins pouvoirs appartiennent au Premier ministre, en l’occurrence Abiy Ahmed.

Il s’agit là d’une nouvelle avancée historique pour la femme africaine, même si Sahle-Work Zewde n’est pas la première femme présidente de la République du continent, mais est pour l’instant la seule en activité.

En effet, la libérienne Ellen Johnson avait été élue présidente du Liberia de 2006 à 2018.

En 2012, c’est la malawite Joyce Banda, vice-président du Malawi, qui accédera au pouvoir après la mort de son mari, alors président de la République, comme le prévoit la constitution du pays. Elle quittera le pouvoir en mai 2014.

En île Maurice, Ameenah Gurib-Fakim avait également été investie par l’Assemblée nationale à ce poste entre 2015 et 2018.« Durant mon mandat, je me concentrerai sur le rôle des femmes en vue d'assurer la paix, ainsi que sur les bénéfices de la paix pour les femmes. J'appelle le gouvernement à éradiquer la pauvreté avec la pleine participation des femmes, car c'est une source d'instabilité», a-t-elle déclaré dans son discours d'investiture au parlement éthiopien. Elle a également appelé le gouvernement et l'opposition en Éthiopie à «se concentrer sur les choses qui nous unissent», afin de «créer un pays et une génération dont nous serons fiers», a-t-elle conclu.

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