19 mai 2022 04:51

La direction politique accorde un vif intérêt à l'autonomisation de la jeunesse

lundi، 17 janvier 2022 - 09:57
La direction politique accorde un vif intérêt à l'autonomisation de la jeunesse

Le Premier ministre égyptien Mostafa Madbouli, a affirmé le vif intérêt accordé par la direction politique à l'autonomisation de la jeunesse au niveau de l'Etat.


Dans une interview exclusive à la BBC", le PM a indiqué que "cela s’est traduit par l'accession de la jeunesse aux postes-clé au sein du gouvernement y compris aux portefeuilles ministériels.


"Sur le plan personnel, j’étais dans la quarantaine à mon entrée au gouvernement, ce qui était totalement inhabituelle dans le pays, a-t-il noté, faisant état de la présence d'autres ministres dans la même tranche d'âge".


Selon lui, plusieurs jeunes œuvrent actuellement à intégrer l’action publique, pour démarrer leur implication dans la vie politique.


En réponse à une question sur la participation des jeunes aux échéances électorales, le Premier ministre a déclaré que cette période témoignait de l'émergence du virus Covid-19, soulignant en même temps que les statistiques montraient que les taux de participation des jeunes n'étaient pas faibles et s’apparentaient à ceux des autres tranches d’âge.


Le citoyen lambda réalise qu'un grand changement s'est produit à travers les multiples services qui sont dispensés de fait... ce citoyen ne se plaint plus d'un manque de service comme par le passé, a souligné Madbouli.


"Ces services sont liés à l'acheminement de l'eau potable à l'installation des services d'assainissement, d'électricité et de gaz, en plus de l’amélioration en matière de logement pour la jeunesse et les personnes à revenu limité".

Nous fournissons des logements fortement subventionnés et à crédit pour une durée allant jusqu'à 25 ans, a expliqué le chef du gouvernement.


Nous avons mis en œuvre un programme inédit consistant à développer les zones à risque et nous assurons des appartements équipés avec des loyers de 300 LE qui ne représentent que les frais d'entretien de ces unités.


Concernant le taux de chômage, le chef du gouvernement, a indiqué celui-ci avait dépassé en 2011, 2012 les 13% et que l'inflation s’était élevée à 30-33% avant de baisser à 4,2, 4,3% puis de remonter à 6 ou 6,5%.


Le gouvernement, a-t-il noté, ne compte pas seulement sur les chiffres mais effectue des visites de terrain, d'autant plus que le chef de l'Etat rencontre les citoyens et écoute leurs problèmes durant ses visites d'inspection hebdomadaires.


"Le gouvernement n'est pas séparé du peuple et réalise parfaitement l'ampleur des défis accumulés dans le pays"

.

Il est nécessaire de reconnaître l’existence de ces problèmes et d'agir pour les résoudre, a-t-il poursuivi.

De même, le Premier ministre, Moustafa Madbouly a confirmé lundi que l'Egypte tentait de discuter avec l'Ethiopie du dossier du barrage de la Renaissance GERD.


"Il faut parvenir à un consensus pour l'intérêt de nos peuples, surtout que nous pouvons tous bénéficier de cette importante ressource naturelle d'une manière qui sert les droits de nos peuples et sans atteinte aux droits de n'importe quel peuple", a dit le premier ministre dans une interview accordée à la chaîne BBC en marge de la 4e édition du Forum mondial de la jeunesse FMJ.


"Nous confirmons toujours que nous ne sommes pas contre le développement dans un des pays du Bassin du Nil et nous avons informé le coté éthiopien de notre volonté de contribuer à la création de ce barrage. Ce qui compte pour nous est que ce type de projets n'entament pas les droits hydriques de l'Egypte", a dit M. Madbouly.


Concernant le rôle des jeunes et leur représentation dans l'actuel gouvernement, M. Madbouly a affirmé que la direction politique avait accordé une vive attention à l'autonomisation des jeunes, ce qui a été reflété dans leur nomination dans des postes clés, comme des ministres, affirmant avoir lui-même rejoint le gouvernement alors qu'il n'avait pas atteint les 50 ans.


Interrogé sur la raison pour laquelle le citoyen ne ressent pas les taux de croissance positifs marqués par l'économie égyptienne (environ 5% dans les deux dernières années lors de la pandémie de la COVID 19) et les plaintes affichées par certains citoyens sur la cherté de la vie, l'inflation et la hausse des prix de certains produits, en plus du chômage, le premier ministre a dit que les chiffres reflétaient les réalisations marquées par l'Etat égyptien, précisant qu'en 2011 et 2012, le taux de chômage a dépassé les 13% et l'inflation avait alors atteint 30 ou 33%, affirmant que l'Etat avait été obligé, à cause des circonstances politiques exceptionnelles et de l'état d'instabilité, de mener des réformes économiques.


Pour ce qui est du dossier de la dette extérieure et son taux par rapport au Produit Intérieur Brut (PIB), le premier ministre a indiqué que la dette avait actuellement atteint 91% (contre 108% il y a quatre ans), confirmant l'adoption de nombreuses mesures pour la faire baisser.


Concernant les craintes affichées par le secteur privé envers la rivalité avec les forces armées dans le domaine économique, le premier ministre a mentionné que le volume des institutions issues des forces armées ne représentait que 1% de l'économie égyptienne, dont 50% opèrent dans le domaine de l'infrastructure.


Il a fait état de la restructuration des entreprises connexes aux forces armées et opérant dans des secteurs économiques civils en prévision de leur introduction en bourse et leur partenariat avec le secteur privé, et ce a l'instar des entreprises du secteur public cotées en Bourse comme la compagnie E Finance, qui était complètement possédée par l'Etat égyptien avant que 25% n'aient été introduites en Bourse.

"Nous voulons introduire en bourse en 2023 un grand nombre d'entreprises publiques, dont certaines issues des forces armées et opérant dans le secteur civil", a ajouté le premier ministre.

Interrogé sur les relations égypto-américaines, le premier ministre a affirmé qu'elles étaient stratégiques et dataient depuis la moitié des années 70 depuis la signature du Traite de paix entre l'Egypte et Israël, indiquant que ce partenariat stratégique émanait du souci des deux pays de poursuivre et consolider ces relations.


Il a démenti la tiédeur des relations égypto-américaines, estimant que le dialogue stratégique entre les deux pays avait été tenu en novembre et avait porté sur les points positifs et les ententes des deux pays sur les questions d’intérêt commun.


Évoquant les droits de l'Homme en Egypte, le premier ministre a souligné l'importance de prendre en considération les diverses conditions de chaque pays, tout en tenant compte des droits sociaux, économique, écologiques et politiques, ajoutant que les critères en vigueur dans les pays avancés ne peuvent pas être appliqués dans les autres pays.


"La majorité des institutions qui critiquent la situation des droits de l'Homme en Egypte rédigent leurs rapports en se basant sur des cas individuels que l'on ne peut pas généraliser", a dit M. Madbouly, précisant que les médias en Egypte jouissaient de la diversité d'opinions et que la télévision ne représentait pas l'unique plateforme pour montrer les divers avis, mais il existe plusieurs plateformes qui jouaient ce rôle.

Dans ce contexte, il a ajouté que l'Etat égyptien s’efforçait d'atteindre l'équilibre sur la scène médiatique et d'expliquer la réalité à travers certaines plateformes soumises sous sa supervision, soulignant que tous les médias sont disponibles pour le citoyen qui est capable d'en détecter la véracité.

Source: Mena

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