02 décembre 2023 05:07

L'Egypte et la cause palestinienne

dimanche، 26 juin 2016 - 01:55

Préface

La question palestinienne a occupé en priori de la politique étrangère de l'Egypte, des présidents égyptiens et arabes depuis 1948. A tout les stades, la question palestinienne n'était pas une cause, elle constitue une partie intégrante de la sécurité égyptienne ..de l'Egypte même d'après Gamal Abdel Nasser ..-

Un nouvel élément a été apporté à la situation par la visite du président égyptien Anouar El Sadate à Jérusalem qui a abouti aux Accords de Camp David et à la signature d’un traité de paix entre les deux pays et la reconnaissance des droits légitimes des Palestiniens. L’Egypte sous Moubarak a, certes, soutenu également la réconciliation interpalestinienne, car les divisions entre factions compromettaient toute chance de reprise des négociations de paix avec Israël. 

L'Egypte fait quelques mouvements en direction de la paix avec Israël.

L'Egypte tente actuellement  de négocier par des moyens pacifiques pour calmer la situation dans la bande de Gaza et de parvenir à des solutions globales et équitables.

Nous abordons en quelques lignes le rôle de la diplomatie égyptienne depuis 1964 jusqu'à nos jours:

Intérêt accordé à la cause palestinienne

les dirigeants politiques égyptiens, cherchent à traiter les points de faiblesse causés par l'ancien régime afin de rétablir l'Egypte rôle historique régional et international. 

Dans le conflit qui oppose depuis un demi-siècle Israël aux Palestiniens, L'Egypte n’a jamais ménagé ses efforts pour parvenir à une solution négociée de paix. Le Caire s’est toujours placé à la table des négociations, le gouvernement égyptien a multiplié les médiations pour parvenir à un accord entre les parties rivales, afin de convaincre Israël de la nécessité d’un Etat palestinien autonome. La cause palestinienne n'était jamais un document de tractations régionales ou internationales, et la relation étroite entre l'Egypte et la cause palestinienne n'était donc pas affecté par le changement du régime ou des politiques égyptiennes dont la dernière a été la révolution du 25 janvier lançant ainsi une nouvelle ère de l'histoire du système politique égyptien.

Les efforts égyptiens ont commencé dans une étape prématurée de la Cause palestinienne. Avant la Révolution de 1952, les événements en Palestine avaient attiré l'attention du mouvement national égyptien. L'Egypte était une partie importante dans les évènements, qui ont précédé la guerre de 1948. L'Armée égyptienne était à l'avant-garde des armées arabes qui ont participé à la guerre de 1948 afin de prévenir les massacres commis par Israël contre les Palestiniens .

La guerre s’est terminée par une défaite cuisante des armées arabes et la raison essentielle du déclenchement de la révolution de 23 juillet 1952 sous le commandement des officiers libres.

Le roi Farouk et la guerre de 1948

Le 28 mai 1946, Le roi Farouk s'est réuni à Anchas avec les rois, les présidents et les représentants du 7 pays arabes pour examiner la question palestinienne et stopper l'immigration des juifs vers la Palestine conformément au pacte de la Ligue arabe qui stipule la défense des pays arabes au cas d'une agression. Les dirigeants sont mis d'accord sur l'indépendance de Palestine Officiellement, la Ligue arabe soutient l'idée d'un État palestinien sur toute la Palestine.

Le leader Abdel Nasser et le triple Non

Le président Abdel Al Nasser a convoqué la tenue d'un sommet à Khartoum pour discuter la question palestinienne .Il opte pour un triple refus non à l'Etat hébreu (paix, négociation, reconnaissance) et réaffirme le droit des palestiniens à leur pays. Il a de même réussi à unifier le rang palestinien et à proposer la naissance de l'organisation de libération de la Palestine (OLP).

Au cours du 2ème sommet arabe tenu à Alexandrie le 5 septembre 1964, L'Egypte a soutenu la décision prise par l'OLP de composer une armée de libération palestinienne.

En 1969, l'accord du Caire était approuvé par le président Abdel Nasser pour consolider la révolution palestinienne .Il s'est mis à défendre la cause palestinien jusqu'à sa mort en 1970.

Le leader Abdel Nasser et le triple Non

Le président Abdel Al Nasser a convoqué la tenue d'un sommet à Khartoum pour discuter la question palestinienne .Il opte pour un triple refus non à l'Etat hébreu (paix, négociation, reconnaissance) et réaffirme le droit des palestiniens à leur pays. Il a de même réussi à unifier le rang palestinien et à proposer la naissance de l'organisation de libération de la Palestine (OLP).

Au cours du 2ème sommet arabe tenu à Alexandrie le 5 septembre 1964, L'Egypte a soutenu la décision prise par l'OLP de composer une armée de libération palestinienne.

En 1969, l'accord du Caire était approuvé par le président Abdel Nasser pour consolider la révolution palestinienne .Il s'est mis à défendre la cause palestinien jusqu'à sa mort en 1970.

Le président Sadate et le symbole de la victoire et la paix

Depuis 1971, Sadate en est persuadé : il faut faire la paix avec Israël. Le 19 novembre 1977, il s'est rendu à Tel-Aviv. Cette visite constitue un tournant capital qui changera profondément l'équation proche-orientale. Le leader égyptien apparaît en effet comme un héros qui a effacé le traumatisme de la guerre des Six-Jours et fait comprendre à Israël qu'il était de son intérêt d'engager un processus diplomatique crédible, un retrait d'Israël de tous les territoires occupés en juin 1967 et une constitution d'une patrie pour les Palestiniens.

Dans son discours historique à la Knesset, Sadate souligne d'ailleurs clairement qu'il aspire à un règlement définitif fondé sur le retrait total d'Israël de tous les territoires arabes conquis en 1967, non à un accord de paix séparé entre Israël et l'Égypte. 

Par ailleurs, le sommet arabe qui s'est tenu du 26 au 28 novembre à Alger réitère les objectifs des pays arabes face à Israël, et notamment la libération totale des terres conquises en 1967, libération de la Jérusalem arabe et refus de toute atteinte à la souveraineté de cette dernière, rétablissement des droits nationaux du peuple palestinien. Le 28 novembre, l’OLP est reconnue à Alger par la Ligue arabe comme le « seul représentant légitime du peuple palestinien ».

En octobre 1975 , l'Assemblée général a adopté la résolution no 3375 relative à l' Invitation à l'Organisation de libération de la Palestine à participer aux efforts pour la paix au Moyen-Orient en réponse à la demande de l'Egypte de consolider le peuple palestinien à l'établissement d'une autorité autonome sous la supervision de l'OLP.

La dernière mission du Sadate est l'appel à la reconnaissance mutuelle des palestiniens et des israéliens.

 

la révolution du 25 janvier était le noyau de récupérer l'équilibre et la profondeur stratégique des relations internationales de l'Egypte en général et la réhabilitation de la position historique de l'Egypte sur le volet arabe et régional.

La réconciliation palestinienne reflète le rôle de l'Egypte soutenant la Cause palestinienne depuis son début. Le rôle axial de l’Egypte dans le renforcement de toutes les séances du dialogue inter-palestinien vise en premier lieu à unir les factions palestiniennes et à rejeter les allégations israéliennes concernant l’inexistence d’un négociateur parlant au nom de tous les Palestiniens. Les efforts de la politique étrangère égyptienne a réussi à unir les Palestiniens.          

La Cause palestinienne vient toujours à la tête des priorités de la politique étrangère de l'Egypte. Vu que la Palestine est considérée comme la profondeur stratégique de la sécurité nationale égyptienne, c’est pourquoi l’Egypte œuvre sérieusement en vue de convaincre les deux mouvements de Fatah et de Hamas à se réconcilier pour le bien du peuple palestinien et du processus de paix.        

La direction égyptienne a réussi en mai 2011 à convaincre les deux mouvements de Fatah et de Hamas à signer un accord de réconciliation sous l'égide de l'Egypte. Par ailleurs, l'Egypte a déployé des énormes efforts afin que la Palestine devienne un membre de l'UNESCO. 

Deuxièmement: Les formes du soutien historique de l'Egypte à la cause palestinienne

La question palestinienne a occupé - et restera - en priori de la politique étrangère de l'Egypte dans les dernières décennies.

Ses contacts arabes et internationaux se sont focalisés sur la nécessité de donner la priorité au processus de paix au Proche-Orient, considéré comme  première cause des Arabes et la raison principale de l’instabilité dans la région. Elle a amplifié son appui diplomatique à la cause palestinienne dans toutes les instances internationales.

Les formes du soutien historique de l'Egypte à la cause palestinienne se multiplient, ainsi que ses efforts étaient la cause principale de la reconnaissance internationale par la cause palestinienne et de sa transformation d'une simple question des réfugiés à une cause du peuple. Ces efforts ont apparu clairement dans les mouvements égyptiens dans les différentes instances arabes et internationales.

L'Egypte a adopté la première résolution arabe concernant l'indépendance de la Palestine, lors de la réunion du comité préparatif de la Conférence générale sur la fondation de la Ligue arabe en Octobre 1944.       

En 1959: L'Egypte a soumis une présentation importante concernant la représentation palestinienne à la Ligue arabe, ce qui a donné à la cause palestinienne un nouvel essor.        
L'Egypte a été la première à appeler à l'établissement d'un Etat palestinien indépendant et à soutenir la déclaration constitutionnelle palestinienne, stipulant la formation des autorités législatives, exécutives et judiciaires dans la bande de Gaza, que le gouvernement palestinien a choisi comme son siège principal.

En 1964 : L'Egypte a accueilli la 1ère conférence arabe à Anchasa au Caire en tant qu'une réponse immédiate au projet israélien, visant à dévier le courant du Jourdan. Elle a confirmé que la Cause palestinienne est celle de tous les pays arabes. Elle a également proposé la fondation de l'Organisation de la libération Palestinienne (OLP) et son soutien en tant que représentant légitime du peuple palestinien dans les instances internationales.

En 1964: Lors du 2ème Sommet arabe tenu à Alexandrie de 5 à 11 septembte, L'Egypte  a rendu hommage à la fondation de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), et a adopté la résolution de l'OLP de former une armée de libération palestinienne et a engagé les pays membres de l'aider.

En Novembre 1973: Lors du 6ème Sommet arabe tenu à Alger de 26 à 28, l'Egypte a réussi à inciter les Etats arabes à reconnaître l'OLP comme seul porte-parole légitime du peuple palestinien.

Octobre 1974: Lors du 7ème Sommet à Rabat de 26 à 29, l'Egypte et les Etats arabes ont confirmé le droit du peuple palestinien à établir une autorité nationale indépendante ayant en tête l'OLP, représentant légitime du peuple palestinien.

Grâce aux efforts égyptiens, l'Assemblée générale a émis la résolution 3236 qui affirme les droits du peuple palestinien, y inclus l'autodétermination, l'indépendance et le retour des réfugiés.

Octobre 1975: Grâce aux efforts égyptiens, l'Assemblée générale des NU a émis la résolution 3375, appelant l'OLP à prendre part aux efforts, débats et conférences portant sur le Moyen-Orient, et tenus sous les auspices de l'ONU.

Novembre 1975: Pour la première fois devant le Congrès, Sadate a prononcé une allocution, dans laquelle il a incité les Etats-Unis à envisager les dimensions de la cause palestinienne, étant le nœud du conflit au Moyen-Orient.

Janvier 1976: Dans le cadre des efforts déployés pour la reprise de la Conférence de Genève sur la Paix, l'Egypte a demandé aux chefs de la diplomatie américaine et soviétique, étant les présidents de cette instance, de faire appel à l'OLP pour y prendre part.

En mai et en octobre, grâce aux efforts égyptiens, le Conseil de Sécurité a émis 2 communiqués accusant les politiques et exercices israéliens dans les territoires occupés, qui fait trébucher les efforts de paix.

Conformément à une proposition égyptienne, la Ligue arabe adopte une résolution portant sur la fondation de l'OLP en tant que membre à part entière.

Décembre 1988: Grâce aux efforts égyptiens, Les Etats-Unis décident de dialoguer avec l'OLP.

Troisièmement: soutien aux initiatives de paix  

L’Egypte eut, le long des  cinq dernières décennies, le souci de créer une base juridique pour l'établissement d'un Etat palestinien reconnu par l'ONU et par ses États membres, ainsi que les organisations régionales et internationales actives dans la politique internationale. Ce souci émane d’une entière conviction que la réalisation de cette étape est très importante pour parvenir à une paix juste, globale et durable et est incarné par des démarches continues des gouvernements égyptiens successifs :

1962: l'Egypte a appuyé la déclaration palestinienne sur une  Constitution dans la Bande de Gaza. La Constitution stipule l’établissement des pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires dans la Bande. Le gouvernement palestinien a choisi Gaza comme siège pour lui et pour ses trois pouvoirs .

1970: l'Egypte a accepté l'initiative de Rogers qui soulignait la  nécessité d’instaurer la paix la région et de mener des négociations sous les auspices de l'envoyé des Nations Unies pour parvenir à un accord final et la modalité de la mise en œuvre de la résolution 242, entre autres le retrait d'Israël des terres qu'il avait occupées en 1967, trouver un règlement juste au problème des réfugiés, et la détermination du statut d’Al-Qods et les arrangements qui en découlent. L’Assemblée générale, suite à une initiative égyptienne, a émis la première résolution stipulant le droit du peuple palestinien à l'autodétermination. Elle a réussi à faire mettre en œuvre sa proposition de former des commissions d’enquête sur la situation dans les territoires occupés. Des commissions, relevant de l'Organisation internationale du Travail, l'UNESCO, l'OMS, et la Commission des droits de l'homme, ont ainsi contribué à former une opinion publique internationale pro- arabe et opposée aux pratiques israéliennes dans les territoires occupés .

Septembre 1972 : le Président Sadate fut le premier à proposer l'idée d'établir un gouvernement intérimaire de la Palestine en réponse aux allégations de Golda Meir, Premier ministre d'Israël à l'époque, que le peuple de Palestine n’existe pas.

Novembre 1977: vu le gel survenu aux efforts internationaux de paix, pourtant ranimés par la confrontation militaire en Octobre 1973 ; un gel désormais menaçant de faire exploser la situation dans la région, l’Egypte a ressenti ses grandes responsabilités. Le président Sadate a annoncé l'initiative historique et s’est rendu en Israël, où il a confirmé devant le Knesset la crédibilité de la tendance égyptienne vers la paix globale. Il a parlé fortement des droits arabes et palestiniens, justes et légitimes, et a proposé un plan détaillé pour régler le conflit dans la région, formant un point d'ancrage pour l’action de la diplomatie égyptienne aux entretiens ultérieurs, et de la nécessité de reconnaître les droits légitimes du peuple palestinien, dont son droit à l'autodétermination et à établir son Etat indépendant, et le retour aux frontières prévalant avant 1967 .

Février 1981: le président Sadate a appelé les Palestiniens et les Israéliens à la reconnaissance mutuelle ; le premier à avoir lancé cette idée lors de sa tournée européenne qui avait approuvé la proclamation d’un gouvernement palestinien provisoire qui  reconnaitrait Israël .

1988: le Conseil national palestinien a approuvé le document de la déclaration de l'Etat palestinien, le 15 novembre en Algérie, (en application de l'appel égyptien, ancien de plus de dix ans, à créer un gouvernement palestinien jouissant de l’acceptation internationale.)

Juin 1989: L'ex-président Moubarak a proposé son plan de paix, dont les points contiennent la nécessité de régler la cause palestinienne, conformément aux résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité, le principe de la terre contre la paix, l'adoption des droits politiques aux Palestiniens, l'arrêt de toute activité de colonisation israélienne.

L 'Egypte a salué l'initiative de James Baker, ancien secrétaire d'Etat américain, avec ses cinq points, confirmant la nécessité d’un dialogue palestino-israélien en première étape vers la paix dans la région .

Septembre 1993 : L'Egypte a participé à la signature de l'accord d'Oslo conclu par le côté palestinien et Israël et qui a soutenu les principes. L’accord comprend que « l'objectif des négociations entre Israël et l'OLP est la formation d'une Autorité palestinienne transitoire et élu pour une période de transition ne dépassant pas cinq ans, pour progresser vers un règlement définitif sur la base des résolutions du Conseil de sécurité de international. »

Août 1995 : l'Egypte a joué un rôle éminent jusqu'à la signature du Protocole du Caire, qui comprend le transfert d'un certain nombre de pouvoirs à l'Autorité palestinienne.

Septembre 1995: Fut signé, dans la ville de Taba, l’accord provisoire pour l'expansion de l'autonomie palestinienne, puis suivi par l’accord définitif à Washington le 28 Septembre 1995 en présence du Président Moubarak. En application de l'accord de Taba, le retrait israélien eut lieu des grandes villes : la Cisjordanie, Jénine, Tulkarem, Naplouse, Bethléem, Qalqilya et Ramallah .

Janvier 1997: suite aux efforts égyptiens, l'accord de Hébron fut signé sur le cadre général des arrangements sécuritaire à Hébron et les étapes suivantes du redéploiement

Mai 1997: sommet de Charm el-Cheikh entre le président Moubarak et Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien à l'époque, dans le but de faire avancer le processus de paix et de discuter des moyens d'éliminer les obstacles à la reprise des négociations entre Israël et les Palestiniens .

Décembre 1997: l'Egypte  a participé à l'initiative présentée par le Groupe arabe à l'ONU et qui stipule d'élever la représentation palestinienne du niveau observateur au statut de quasi-État. Une initiative qui fut proposée à nouveau .

Mai 1998: l'initiative égypto-française fut proposée. Les présidents Moubarak et Chirac ont appelé à une conférence internationale pour sauver le processus de paix entre Israël et l'Autorité palestinienne et créer un nouveau mécanisme pour assurer la mise en œuvre de ces accords conformément à la Conférence de Madrid, basée sur le principe de la terre contre la paix. L'initiative a proposé de tenir une conférence en deux rounds : le premier dans l’absence d’Israël et de l'Autorité palestinienne et en présence des Etats et des éléments soucieux de participer aux affaires du Moyen-Orient, l'Europe et les grands pays arabes, et le second round en présence d’Israël et l'Autorité palestinienne.

23 Octobre 1998: L'Égypte a appuyé la partie palestinienne qui réclamait l'engagement à l’accord « Wye Plantation » conclu avec Israël, considéré comme l’application des Accords d'Oslo et qui donne l'impression d’une percée sur le chemin de la paix

Mars 2001: l'Egypte et la Jordanie ont lancé une initiative pour arrêter la violence, reprendre les négociations de paix, et mettre en œuvre les règlements et les ententes sécuritaires convenues entre les parties israélienne et palestinienne. L'Union européenne, le secrétaire général des Nations unies, l'Egypte et la Jordanie s’engageront à suivre et observer le processus de mise en œuvre avec la nécessité d'arrêter les activités de colonisation et d'assurer une protection des lieux saints

Juin 2002: L'ancien président Moubarak a proposé de proclamer un Etat palestinien indépendant en 2003, discuter des questions épineuses telles qu’Al-Qods, les implantations, les réfugiés, les frontières et l'eau, en prenant en compte et en mettant en œuvre la résolution des Nations Unies no 1397, qui appelle pour la première fois à la nécessité de proclamer un Etat palestinien à côté d'Israël .

Octobre 2002: l'Egypte a fortement participé aux efforts qui avaient conduit à l'adoption du plan de route, adoptée par le Quartet, qui comprend une vision globale du règlement de la cause palestinienne menant à la proclamation d'un Etat palestinien vers 2005 .

Décembre 2003: l'Égypte a appuyé le document officieux de Genève entre Israéliens et Palestiniens, étant un modèle de paix équilibrée pouvant mettre fin au conflit entre les deux parties, et assurer la stabilité de la région, sans contredire la feuille de route, parvenue à travers le Quartet, formé des Etats-Unis, la Russie, l’Union européenne et l’ONU. Le document parle principalement d’Al-Qods, des réfugiés, des frontières et des implantations .

Juin 2004: l'Egypte a lancé une initiative pour jouer un rôle direct dans la création d'une atmosphère à la mise en œuvre du retrait israélien de la Bande de Gaza. L'Egypte a estimé que le retrait d'Israël de toute partie des territoires palestiniens occupés est un acquis pour les Palestiniens, et peut être une vraie chance pour arrêter la violence et remettre le processus de paix sur les rails en travaillant à mettre le plan dans un contexte de l'application du plan de route soutenu internationalement de la part du Quartet, et en renforçant l'Autorité palestinienne afin qu’elle devienne partenaire éligible et actif dans le processus politique.

Décembre 2008: le ministre des affaires étrangères estime que l'Egypte voit la nécessité de mettre le processus de négociations entre Palestiniens et Israéliens dans un cadre de temps raisonnable, et non à terme-ouvert. Il dit que les efforts déployés pour maintenir la marche de la négociation palestino-israélienne  ne devrait devenir un objectif qui fait oublier la communauté internationale ce que nous devons tous réaliser : la paix entre les deux parties.

Janvier 2009: Le chef du Conseil national pour les droits de l'homme, Dr. Boutros-Ghali, a souligné l'importance de ne pas faire de la cause palestinienne en la seule question humanitaire, l’aide alimentaire fournie aux familles sinistrées à Gaza, et l'ouverture des passages, car cela signifie son affaiblissement et sa marginalisation sur le plan international. Il a exigé que l’établissement d'un Etat palestinien indépendant soit l'axe principal, et la stratégie de la seule action sur laquelle se basent les négociations et les communications internationales. Il a ajouté que les événements de Gaza et la sympathie de l'opinion publique internationale avaient fait retourner intensivement la cause palestinienne sur la scène internationale, après avoir été marginalisée par Israël, en collaboration avec l'administration américaine précédente, jusqu'à devenir 5ème ou 6ème problème parmi les priorités internationales de l'ONU, de l'Union européenne et de l'Amérique.

Février, 2009: L’ancien président Moubarak a informé le président américain Barack Obama que la cause palestinienne ne pouvait  être remise, et qu'il avait hâte de mettre fin à l'occupation et d’établir sans délai un Etat palestinien indépendant, soulignant que la région ne saurait jouir de la paix et de la sécurité, ou se débarrasser du fléau du terrorisme sans que le peuple palestinien ait ses droits légitimes. Le Hamas a également accepté les propositions égyptiennes lors d'une rencontre de ses membres avec le ministre Omar Sulaiman .

Septembre 2008: Le ministre des Affaires étrangères a souligné que les efforts égyptiens débouchaient sur un consensus palestino-palestinien sur la création d’un gouvernement de technocrates, affirmant que c'était un effort égyptien principal, et que des réunions étaient en cours avec toutes les factions palestiniennes, qui montrent des indices de leur acceptation de la proposition égyptienne qui aborde un grand nombre d’éléments du dialogue .

Décembre 2008: Ahmed Aboul Gheit a déclaré que l'Egypte poursuivrait les efforts pour parvenir à la réconciliation entre toutes les factions palestiniennes, que ces efforts sont basés sur les quatre principes convenus par toutes les parties palestiniennes de former un gouvernement national, mener des élections législatives et présidentielles, restructurer l'Organisation de libération de la Palestine, ombrelle de tous les mouvements palestiniens de libération, démanteler toutes les milices militaires et les remplacer par des forces de sécurité palestiniennes, et « ne pas servir une partie au détriment des autres parties », ajoutant que l’action égyptienne est basée sur deux axes: donner une période de stabilité pour poursuivre les négociations israélo-palestiniennes, mettre fin au conflit entre les factions palestiniennes, et unir leur rang pour convenir d’un accord de paix avec Israël .

Quatrième : dialogue palestino-palestinien

 

L’Egypte parraine le dialogue palestino-palestinien, tenue au Caire depuis le 11 Novembre 2002, pour parvenir à la réconciliation palestinienne. Par ce parrainage, l’Egypte vise à atteindre les objectifs suivants:

 

-      Mettre un programme politique unifié entre les factions dont la base sera de charger l'Autorité palestinienne de mener les négociations avec Israël sur les questions cruciales.

-      Toute faction et l'Autorité palestinienne ne pourra sortir du programme politique unifié ni monopoliser la prise de décision.

-      Renforcer l'Autorité palestinienne et reconstruire les institutions de l'OLP.

 

Depuis le début du dialogue, l'Egypte a tenu à informer les factions palestiniennes qu'elle ne se substitue pas à l'Autorité palestinienne, qu’elles doivent faire prédominer l'intérêt suprême du peuple palestinien, et unifier la vision pour inciter les parties internationales, convaincues du tort subi par la cause palestinienne, à reprendre intérêt au processus de paix au Moyen-Orient.

 

Cinquièmement : soutien financier et humanitaire :

 

Décembre 2007: Aboul-Gheit annonce que l'Egypte a fourni, ces six dernières années, 48 millions de dollars à l'Autorité palestinienne, et plus de 40 millions de dollars aux programmes d'aide humanitaire.

 

22 janvier 2008: l'Egypte a confirmé son engagement à acheminer l’électricité à la Bande de Gaza, sans égard pour les mesures israéliennes. Le Ministère de l'électricité et de l'énergie a donc installé des condensateurs entre les Rafah égyptien et palestinien pour connecter les villes et les villages isolés dans la Bande de Gaza et alléger le siège imposé par Israël, surtout électrique et énergétique.

 

23 janvier 2008: le président Hosni Moubarak demande de fournir aux Palestiniens l’aide alimentaire, en collaboration avec les associations, et les organisations, et de permettre aux Palestiniens l’accès aux territoires égyptiens pour suffire à leurs besoins alimentaires.

 

1er juillet 2008: l'Egypte a ouvert le portail de Rafah pour trois jours, permettant le passage des citoyens palestiniens qui représentent des cas humanitaires.

 

Septembre 2008: l'Egypte a rouvert le port terrestre de Rafah pendant deux jours devant les pèlerins et les malades de la Bande de Gaza vers l’Egypte.

 

Janvier 2009: le président Moubarak examine avec le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini la relance du processus de paix, l'accélération de la reconstruction de Gaza et la fourniture de couloirs de sécurité pour acheminer l’aide humanitaire à Gaza, et alléger la souffrance des Palestiniens dans la Bande.

 

Sixième: soutien militaire

 

Depuis 1948, l'Egypte supporte des charges militaires énormes, vu le souci de protéger le peuple palestinien de l'attaque israélienne. Depuis six décennies, l'Egypte n'a pas manqué son rôle dans la question palestinienne, offrant plus de 100 mille martyrs et 200 mille blessés dans ses guerres avec Israël pour la Palestine :

 

Mai 1948: après la fin du mandat britannique sur la Palestine et la déclaration de l'Etat d'Israël, l'armée égyptienne est intervenue. Les combats se sont poursuivis jusqu'à la trêve imposée par les puissances internationale. L’Egypte a perdu, dans cette guerre, des milliers de martyrs et de blessés.

 

Juin 1967: l'Egypte fut agressée par Israël dans une guerre qui a changé la situation au Moyen-Orient. Israël a ensuite occupé toute la Palestine, et de grandes parties de l'Egypte et de la Syrie.

 

Octobre 1973: l'Egypte mène une confrontation militaire avec Israël et impose le conflit arabo-israélien sur la scène internationale

 

Octobre 1973: le Président Anwar Sadat appelle à tenir une conférence internationale de paix pour régler le conflit au Moyen-Orient, en insistant sur la participation de l'Organisation de libération de la Palestine

 

Octobre 1973 : vu l’initiative égyptienne, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte la résolution 338, qui appelle à un cessez-le feu, à la mise en œuvre de la résolution 242 du Conseil de sécurité et au lancement de négociations entre les parties concernées vers une paix globale dans la région. La diplomatie égyptienne s’est concentrée sur le renforcement des droits palestiniens, et la force motrice nécessaire à l'OLP, étant le représentant légitime du peuple palestinien.

 

Septième: aide scientifique et technologique

 

Les universités égyptiennes reçoivent les jeunes palestiniens, et les traitent sur pieds d’égalité avec les étudiants égyptiens.

 

L'Egypte a contribué de manière significative à la mise en place l’infrastructure et des routes, à équiper technologiquement les universités et les instances palestiniennes.

 

Elle a consacré des chaînes du satellite égyptien Nilesat aux Palestiniens pour exposer leur cause au monde arabe et international.

 

Elle a dépêché des membres du corps professoral égyptien aux étudiants palestiniens incapables de se rendre en Egypte. De plus, les universités égyptiennes reçoivent le corps professoral palestinien dans des stages de formation sur les méthodes modernes afin de les appliquer en Palestine.

 

Huitième: position égyptienne de la judaïsation d’Al-Qods

 

L'Egypte a toujours avertit d’un plan israélien pour changer le tissu démographique d’Al-Qods et pour la judaïser. Un tel avertissement fit partie du communiqué de l'Egypte au sommet islamique d'urgence pour soutenir la Palestine et Al-Qods, clôturé en Mars 2016 par l'adoption de la Déclaration de Jakarta et de la résolution du cinquième sommet extraordinaire de l'Organisation de coopération islamique pour le soutien de la Palestine et d’Al-Qods. Le communiqué a réitéré les avertissements égyptiens continus de l’assaut de la ville occupée d’Al-Qods, et des plans pour changer l'identité et les caractéristiques de la ville sainte, oblitérer la culture islamique, et manipuler le tissu démographique de la population.

 

Le communiqué a de même souligné la nécessité d'accorder une attention particulière à l'appui des enfants d’Al-Qods, exposés aux pires formes de discrimination en tant que première ligne de défense contre les opérations de judaïsation continues, et d’alléger la détérioration dont souffre la Bande de Gaza et le maintien du blocus israélien.

 

Novembre 1948: l'Egypte s’est opposée à la décision de la division de la Palestine, laquelle a nié le droit du peuple palestinien à l'exercice complet de son autodétermination sur l'ensemble de son territoire.

 

1950: L'Egypte s’est opposée aux plans ciblant la Cisjordanie, soulignant qu'elle appartient au peuple palestinien, et a appelé à la nécessité de reconnaître les droits légitimes du peuple palestinien sur leur terre de Palestine.

 

Septembre 1977: l'Egypte a demandé à l'Assemblée générale l’examen des mesures israéliennes illégales dans les territoires occupés visant à en modifier le statut juridique et démographique, en violation des principes de la Charte internationale et des résolutions de l’ONU.

 

Juillet 1980: l'Egypte s’est opposée à la décision d’Israël le 15 mai 1980 d'annexer Al-Qods, confirmant n’y reconnaître aucun changement géographique ni politique, et que la paix durable ne sera pas réalisée dans la région sans le retrait total d'Israël de tous les territoires arabes occupés en 1967, y compris Al-Qods-Est.

 

Avril 2005: l'Egypte a confirmé son souci de la sécurité de la mosquée d’Al-Aqsa. L'ambassadeur d'Egypte en Israël, Mohamed Assem, s’est dit suivre attentivement les mouvements des extrémistes juifs à propos d’Al-Aqsa. De même, le parlement et le gouvernement égyptien ont condamné les agressions contre la Mosquée d’Al-Aqsa.

 

Février 2007: Ahmed Abul Gheit a affirmé que l'Egypte exprime sa profonde inquiétude et son mécontentement des opérations et de démolition menées par les autorités israéliennes près du Mur d’Al-Bouraq à côté de la Mosquée d’Al-Aqsa, appelant les autorités israéliennes à cesser immédiatement toute activité ou construction dans cette région ou toute action pouvant offenser les sentiments des musulmans et provoquer leur colère.

 

Décembre 2007: L'Egypte a appelé dans sa déclaration devant les Nations Unies à voter sur la nécessité de préserver le statut particulier d’Al-Qods et sur l'illégalité de toutes les mesures prises par les gouvernements israéliens successifs visant à changer ce statut.

 
Al Qods... capitale de palestine
L'Egypte a dénoncé, dans un communiqué émis par le ministère des affaires étrangères, la décision américaine de reconnaître al Quds comme capitale d’Israël et de transférer l'ambassade dans cette ville, et son refus de tous les effets qui en découlent.La prise de telles décision unilatéralement va à l'encontre des résolutions de la légitimité internationale et ne changera en aucune manière le statut juridique d'Al Quds , a affirmé l'Egypte.Le Président Abdel Fattah el-Sissi a jugé nécessaire de traiter avec prudence la question d'Al-Qods qui jouit d'une place particulière auprès des Arabes et des Musulmans.M. El-Sissi a tenu, mercredi 6 décembre 2017 ,une réunion ayant regroupé le Premier ministre par intérim, ministre de l'Habitat, Moustafa Madbouli, les ministres de la Défense, des Affaires étrangères, de l'Intérieur, de Electricité, de la Justice, des Finances, des Ressources hydriques, outre les chefs des Renseignements généraux et de l'Autorité du contrôle administratif, a déclaré le porte-parole de la présidence, l'ambassadeur Bassam Radi.La réunion a porté sur les derniers développements sur la scène régionale dont la cause palestinienne.Les résultats d'une éventuelle décision du déménagement de l'ambassade des Etats-Unis vers Al-Qods et son impact négatif sur la reprise des négociations de paix entre Israël et les Palestiniens et l'instauration de la paix au Proche-Orient ont été au menu des discussions.M. El-Sissi a jugé impératif de respecter les résolutions internationales y afférentes afin de parvenir à un règlement juste et global.     
Les derniers développements au Yémen ont également fait l'objet d'examen.
La réunion a également été centré sur le renforcement des relations égyptiennes avec le continent africain, en sus des derniers préparatifs du Forum Afrique 2017 prévu à Charm El-Cheikh de 7 à 9 décembre en cours sous les auspices du Président El-Sissi et avec la participation de plusieurs chefs d'Etat et des gouvernement, du secteur privé ainsi que des hommes d'affaires de l'Afrique et des pays du monde.
Dans ce contexte, le Président el-Sissi a confirmé l'ouverture de l'Egypte sur le continent africain et son attachement permanent à conforter ses rapports avec le continent noir et soutenir ses efforts visant à réaliser le développement durable.
La situation économique et les mesures adoptées pour réaliser la stabilité monétaire et accroître les réserves de change ont été également parmi les sujets discutés lors de la réunion.

L'Egypte offre encore beaucoup à la cause palestinienne (La présidence)
 Le porte-parole de la présidence, Bassam Radi, a confirmé samedi 26 mai 2018 que la cause palestinienne était au cœur des préoccupations de l'Égypte et du monde arabe, soulignant le rôle historique de l'Égypte dans ce dossier.


L'Egypte offre encore beaucoup à la cause palestinienne, a dit M. Radi, samedi, dans une interview spéciale à l'émission "Des dossiers sur le bureau du Président de la République" de la Radio "Voix des Arabes".


Le porte-parole de la présidence a souligné la position égyptienne claire, au sein des Nations Unies et de l'Assemblée générale des Nations Unies, envers le transfert de l'ambassade américaine à al-Qods.

Le rétablissement du rôle dynamique de l'Egypte dans le monde arabe s'est manifesté au cours des dernières années, a ajouté M. Radi, soulignant que l'Égypte progresse régulièrement pour consolider ce concept.

Deal du Siècle
Le mardi 28 janvier 2019, après trois ans de gestation, le président américain Donald Trump a dévoilé, en présence du Premier ministre israélien, son plan de paix pour le Moyen-Orient, qu’il a appelé « le Deal du siècle ».Le mardi 25 juin 2019 à Manama (Bahreïn), une conférence appelée "Atelier de la paix à la prospérité" a démarré avec une présentation effectuée par le Haut conseiller du président des États-Unis, Jared Kushner, qui a exhorté les Palestiniens à saisir « l'occasion du siècle ». Parmi les présents à Bahreïn, figuraient Christine Lagarde, DG du FMI et Tony Blair, ancien premier ministre britannique, alors que les principaux intéressés ont été absents.Ce plan est un ensemble de propositions d'ordres politique et économique, présenté comme le chemin de la paix entre Israéliens et Palestiniens, et abordant les volets suivants :Le volet politiqueSelon le « Deal du siècle », les dirigeants palestiniens doivent reconnaître Israël comme un Etat juif .Frontières- Israël n'abandonnera pas ses colonies et en incorporera la grande majorité dans un territoire israélien. Grâce à des échanges de terres, l’Etat de Palestine aura la même superficie que la Cisjordanie et Gaza avant 1967. Les implantations isolées en territoire palestinien seront reliées par un système efficace de transports .- La vallée du Jourdain passera sous souveraineté israélienne .- Sous réserve d’un accord entre les parties concernées, dix villages arabes israéliens du « Triangle » comme Umm al-Fahm, à l’ouest de la Ligne verte, pourraient intégrer l'Etat de Palestine .- Des territoires dans le Désert du Néguev à la frontière égyptienne sont promis à l'Etat de Palestine .Jérusalem- Jérusalem sera entièrement sous contrôle israélien .- La capitale de la Palestine se situera dans la section de Jérusalem-Est dans toutes les zones situées à l’Est et au Nord de la barrière de séparation israélienne existante, avec notamment Kafr 'Aqab, la partie orientale de Shuafat et Abu Dis. Elle pourrait éventuellement être nommée Al-Qods.La Cisjordanie :Les États-Unis sont prêts à reconnaître sans délai l'annexion par Israël à son territoire des implantations, soit quelque 30% de la Cisjordanie, qui reviendrait ainsi officiellement à l'Etat hébreu .Lieux saints- Le statu quo des Lieux saints sera maintenu. Cependant, le plan demande que les fidèles de toutes confessions puissent prier sur le Mont du Temple, soit l’Esplanade des Mosquées .Sécurité- L'Etat de Palestine sera démilitarisé. Il mettra en place des forces de sécurité pour sa sécurité intérieure et pour empêcher les attentats terroristes en Palestine, en Israël, en Jordanie et en Égypte .- L'Etat de Palestine renoncera également au contrôle de ses frontières, de son espace aérien. En retour, les Palestiniens auront accès à des facilités dans les ports israéliens .RéfugiésLes réfugiés palestiniens auront le choix entre vivre dans le futur Etat palestinien, s'intégrer dans les pays où ils résident actuellement, ou s'installer dans un pays tiers .Le volet économiqueLe « Deal du siècle » repose sur trois initiatives économiques, à savoir :- Libérer le potentiel économique des Palestiniens.- Permettre aux Palestiniens de réaliser leurs ambitions.- Améliorer la gouvernance palestinienne.Les États-Unis ont l'intention d'attirer des investissements à hauteur de 50 milliards de dollars sur dix ans, pour réaliser des projets, pratiquement réalisés dans tous les secteurs : économie, médecine, éducation, réformes dans le secteur public, sport et culture. Une grande partie - 6,5 milliards de dollars, soit 24% de l'ensemble du budget - permettra de financer des projets liés au transport et à la mobilité. En deuxième position figurent les réformes dans le secteur administratif (3,3 milliards de dollars, soit 12% du montant total), et en troisième position viennent les services numériques (2,6 milliards de dollars, soit 10% du montant total). Il est prévu d'allouer 7% du « budget palestinien » (1,8 milliard de dollars) au développement de l'éducation et 5% (1,4 milliard de dollars) au tourisme .Le plan envisage la création d'un « fonds international » pour le financement des travaux d'infrastructure, de sécurité et de développement des territoires transférés aux Palestiniens. Ce fonds ne sera alimenté ni par l'Etat de Palestine ni par celui d'Israël. Les fonds internationaux pour Gaza ne seront alimentés que lorsque le territoire sera entièrement démilitarisé et qu'une gouvernance « fiable » y sera établie .La position palestinienneDepuis que Washington a reconnu Jérusalem en tant que capitale d'Israël, les autorités palestiniennes refusent de dialoguer avec les États-Unis. Avant même sa publication, elles avaient rejeté le « Deal du siècle » et a appelé tous les pays arabes à boycotter la conférence de Bahreïn. Malgré tous leurs différends, sur ce point les leaders de l'Organisation de libération de la Palestine (à Ramallah) et ceux du Hamas (dans la bande de Gaza) se rejoignent. Ainsi, le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Maliki a-t-il déclaré que son peuple ne voulait pas vivre dans une « cage dorée ».La Palestine insiste sur la création d'un État basé sur les frontières de 1967, comme le stipulent les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Alors que le plan américain prévoira certainement un échange de territoires .Les membres de la Ligue arabe ont unanimement rejeté « le plan de paix » de Donald Trump, que certains d’entre eux avaient pourtant appelé à examiner, après sa présentation mardi à Washington .     

L’Egypte et l’agression sur Gaza
La question palestinienne a occupé - et restera - en priori de la politique étrangère de l'Egypte dans les dernières décennies. A tout les stades, la cause palestinienne n'était jamais un document de tractations régionales ou internationales, et la relation étroite entre l'Egypte et la cause palestinienne n'était donc pas affecté par le changement du régime ou des politiques égyptiennes dont la dernière a été la révolution du 25 janvier lançant ainsi une nouvelle ère de l'histoire du système politique égyptien.Pour couronner les efforts égyptiens continus et sincères à soutenir la cause palestinienne et à réaliser l'unité des rangs palestiniens, Fatah et Hamas ont signé, le 3 mai 2011, au Caire et sous le patronage de l'Egypte, l'accord de réconciliation nationale palestinienne, mettant fin à 4 ans de division interpalestinienne qui a paralysé le mouvement du peuple palestinien et l'a soumis à un marasme économique, aux troubles sociaux et à l'occupation israélienne déjà dévastatrice.Cet accord représente un soutien important au projet de l'établissement de l'Etat palestinien escompté, surtout après la réaction internationale chaleureuse, en particulier de la part de France, qui a annoncé sa volonté de reconnaître l'Etat palestinien indépendant.Les efforts égyptiens ont commencé dans une étape prématurée de la Cause palestinienne. Avant la Révolution de 1952, les événements en Palestine avaient attiré l'attention du mouvement national égyptien. L'Egypte était une partie importante dans les évènements, qui ont précédé la guerre de 1948. L'Armée égyptienne était à l'avant-garde des armées arabes qui ont participé à la guerre de 1948 afin de prévenir les massacres commis par Israël contre les Palestiniens dans le village de Deir Yassine. Pourtant, l'Armée égyptienne a assumé une lourde charge dans la guerre contre les forces armées israéliennes.Cette guerre a causé la mort et la blessure des milliers d'officiers égyptiens. Les positions égyptiennes de la Cause palestinienne et des ambitions israéliennes dans les eaux et les territoires arabes étaient la cause principale de la participation d'Israël dans l'Agression tripartite contre l'Egypte en 1956 et 1967. L'Egypte a déclenché, le 6 octobre 1973, une guerre contre Israël et a imposé le problème du conflit israélo-arabe sur la scène internationale. L'Egypte a commencé ensuite l'étape de la paix avec Israël, tout en soulignant l'Accord du Camp David en 1979, qui a frayé la voie devant la possibilité de parvenir à une paix globale dans la région.Les formes du soutien historique de l'Egypte à la cause palestinienne se multiplient, ainsi que ses efforts étaient la cause principale de la reconnaissance internationale par la cause palestinienne et de sa transformation d'une simple question des réfugiés à une cause du peuple. Ces efforts ont apparu clairement dans les mouvements égyptiens dans les différentes instances arabes et internationales.Au niveau arabe : L'Egypte a adopté la première résolution arabe concernant l'indépendance de la Palestine, lors de la réunion du comité préparatif de la Conférence générale sur la fondation de la Ligue arabe en Octobre 1944.En mai 1946: L'Egypte a accueilli la 1ère conférence arabe, qui a confirmé que la Cause palestinienne est celle de tous les pays arabes.En 1959: L'Egypte a soumis une présentation importante concernant la représentation palestinienne à la Ligue arabe, ce qui a donné à la cause palestinienne un nouvel essor.En 1962: L'Egypte a été la première à appeler à l'établissement d'un Etat palestinien indépendant et à soutenir la déclaration constitutionnelle palestinienne, stipulant la formation des autorités législatives, exécutives et judiciaires dans la bande de Gaza, que le gouvernement palestinien a choisi comme son siège principal.En 1964 : L'Egypte a accueilli la 1ère conférence arabe en tant qu'une réponse immédiate au projet israélien, visant à dévier le courant du Jourdan. Elle a également proposé la fondation de l'Organisation de la libération Palestinienne (OLP) et son soutien en tant que représentant légitime du peuple palestinien dans les instances internationales.En Septembre 1972 : Le président défunt Anouar El Sadate a proposé la formation d'un gouvernement palestinien provisoire afin de répondre aux dires de Golda Maïr, prétendant que le peuple palestinien n'existe plus.En Novembre 1973: Lors du 6ème Sommet arabe à Alger, l'Egypte a réussi à inciter les Etats arabes à reconnaître l'OLP comme seul porte-parole légitime du peuple palestinien.En Octobre 1974: Lors du 7ème Sommet à Rabat, l'Egypte et les Etats arabes ont confirmé le droit du peuple palestinien à établir une autorité nationale indépendante ayant en tête l'OLP, représentant légitime du peuple palestinien.Au niveau africain : En Janvier 1961: Lors du Sommet africain, tenu à Casablanca, l'Egypte a déclaré qu'elle protège le protège le portail est du Continent africain des ambitions israéliennes et a exhorté les Etats africains à freiner ces ambitions, et à parvenir à un règlement à la cause palestinienne, conformément aux résolutions de l'ONU.Au niveau des pays non-alignés : En 1955 : L'Egypte a joué un rôle pionnier à la Conférence de Bandoeng pour défendre la Cause palestinienne.Au niveau international : En Novembre 1974: Grâce aux efforts égyptiens, l'Assemblée générale a émis la résolution 3236, confirmant les droits du peuple palestinien, y inclus l'autodétermination, l'indépendance et le retour des réfugiés.En Octobre 1975: Grâce aux efforts égyptiens, l'Assemblée générale des NU a émis la résolution 3375, appelant l'OLP à participer aux conférences sur le Moyen-Orient, tenues sous les auspices de l'ONU.En Janvier 1976: Dans le cadre des efforts déployés pour la reprise de la Conférence de Genève sur la Paix, l'Egypte a demandé aux chefs de la diplomatie américaine et soviétique, étant les présidents de cette instance, de faire appel à l'OLP pour y prendre part.En Mai et en Octobre 1976: Grâce aux efforts égyptiens, le Conseil de Sécurité a émis 2 communiqués, accusant les politiques et les exercices israéliens dans les territoires occupés, qui entravent les efforts de la paix.En Novembre 1977 : L'Egypte a invité l'OLP à la réunion préparatoire, pour la reprise de la Conférence de Genève sur la Paix.En janvier 1978: Lors des entretiens Sadate-Carter à Assouan, la diplomatie égyptienne a réussi à faire changer la position américaine officielle pour reconnaître les droits légitimes des Palestiniens.Le 26 mars 1979: Signature de deux documents à Camp David concernant l'autonomie palestinienne et l'accord de paix égypto-israélien.En Décembre 1988: Grâce aux efforts égyptiens, Les Etats-Unis décident de s'entretenir avec l'OLP.Le 13 septembre 1993: L'Egypte a contribué à la signature du Traité d'Oslo entre les Palestiniens et les Israéliens, stipulant que les négociations visent à établir une autorité palestinienne élue dans un délai de 5 ans, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité.Le 27 août 1995: Signature des protocoles du Caire, attribuant certaines prérogatives à l'autorité palestinienne.Le 15 janvier 1997: Grâce aux efforts de l'Egypte, l'Accord de Galilée a été signé sur le cadre général des préparatifs sécuritaires à Galilée, et les étapes suivantes de redéploiement.Le 9 décembre 1997: L'Egypte a contribué à l'initiative appelant à rehausser la représentation palestinienne auprès de l'ONU, pour attribuer à l'OLP plus de prérogatives et de liberté d'action.Le 21 mai 1998: L'Egypte et la France proposent la tenue d'une conférence internationale pour sauver le processus de paix, sans la présence des 2 côtés palestinien et israélien.Le 5 septembre 1999: L'Egypte a été l'hôte de la Conférence de Charm El Cheikh sur la signature d'une note d'entente, relative aux mécanismes de la mise en œuvre de l'Accord de Wye Plantation.Le 18 octobre 2002: L'Egypte a contribué aux efforts, menant à la Feuille de route, adoptée par le comité quadripartite. Cette Feuille comprend une vision globale pour régler la cause palestinienne et proclamer l'Etat palestinien en 2005.Le 1 décembre 2003: L'Egypte a favorablement accueilli la Charte non-officielle de Genève entre les Palestiniens et les Israéliens, étant un exemple équilibré de paix qui ne s'oppose pas à la Feuille de route et qui met a priori El-Qods (Jérusalem), les refugiés, les frontières et les colonies.Outre au soutien politique et diplomatique continu jusqu'à nos jours, l'Egypte a fourni les aides financières et humaines nécessaires au peuple palestinien, y compris : les programmes de formation, la fourniture de la bande de Gaza par l'électricité et l'installation des condensateurs de tension sur les lignes électriques, étendues de la ville égyptienne de Rafah à celle palestinienne afin de satisfaire aux besoins de nos frères palestiniens assiégés dans la bande de Gaza. L'Egypte a également contribué à augmenter le niveau scientifique et technologique des Palestiniens, tout en recevant les étudiants palestiniens dans les différentes universités égyptiennes.Deuxièmement : L'Egypte et la réconciliation palestinienneLa signature de la réconciliation nationale palestinienne constitue le fruit des efforts égyptiens déployés en faveur d'unifier les rangs du peuple palestinien.


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