18 octobre 2021 01:04

Les relations égypto-américaines

mardi، 14 mars 2017 - 12:28

Le cadre stratégique des relations égypto-américaines :

La politique extérieure des États-Unis repose sur leurs relations avec un nombre d’États axiaux dans les différentes régions du monde. À ce titre, le preneur de décision dans le domaine de la politique extérieure américaine a essayé de profiter de l’intelligente position géographique de l’Égypte et de l’histoire de son peuple qui remonte à plus de sept mille ans. Ci-suit les
dimensions et les facteurs qui constituent les fondements de la relation
stratégique entre les deux pays.

I- Les intérêts stratégiques américains en Égypte :

- Depuis le Traité de Camp David entre l’Égypte et Israël, la préservation de la paix égypto-israélienne est devenue le facteur primordial de la consolidation de ces relations.

- Les États-Unis ont consenti un effort considérable pour obtenir les avantages de l’usage et du déplacement via le Canal de Suez, surtout pendant les crises politiques dans la région.

- L’armée égyptienne est le principal agent de la stabilité du Moyen-Orient depuis la Révolution du 23 Juillet 1952. Son importance s’est accrue après les révolutions du Printemps arabes et la chute de l’armée de certains États arabes, dont la Syrie et la Libye, et après l’apparition des groupes extrémistes dans la région. C’est pourquoi les États-Unis ont trouvé indispensable de consolider leurs relations avec la seule institution militaire qui est restée cohérente dans la région arabe et de l’aider à sauvegarder la stabilité et à lutter contre le terrorisme.

II- Les intérêts stratégiques égyptiens dans les relations avec les États-Unis:

- L’Égypte obtient annuellement des aides militaires des États-Unis qui sont employées pour moderniser l’armée égyptienne.

- L’Égypte joue le rôle le plus puissant dans la conservation de l’équilibre stratégique avec les États non arabes au Moyen-Orient, à savoir Israël, la Turquie et l’Iran.

- Une coordination égypto-américaine est établie depuis le règne du président Sadate par rapport aux dossiers, aux événements et aux causes internationales et régionales, dont en premier lieu la Cause palestinienne.

Au cours de quatre décennies, le Caire et Washington ont géré de manière réaliste et pratique les espaces d’entente et de différence entre eux. 

Cependant, les relations bilatérales peuvent être optimisées, en portant un intérêt au dialogue transparent pour garder des relations stables entre les deux pays.

Les relations politiques

Les relations égypto-américaines ont témoigné d’un bond depuis la seconde Guerre mondiale, passant par des phases variées qui s’affichent à travers les visites mutuelles, comme suit :

I- Avant la Révolution du 23 Juillet 1952 :

Les relations égypto-américaines à cette époque se limitaient aux visites entreprises par les présidents américains après la victoire de leur pays pendant la seconde Guerre mondiale. Par ces visites, ils visaient à négocier avec les chefs des importants États du monde sur les résultats de la guerre.

Les plus importantes visites étaient les suivantes :

1- Le 22 novembre 1943, le président Benjamin Franklin a participé à la 1ère Conférence du Caire, avec la contribution de Winston Churchill, alors Premier ministre britannique, et le leader chinois Tchang Kaï-chek. Il est vrai que la visite ne concernait pas l’Égypte, mais le Caire était le siège d’une rencontre secrète entre les chefs du monde pour décider du sort de la guerre.

2- Le 27 novembre 1943, Franklin Roosevelt a participé à la 2ème Conférence du Caire, avec la participation de Churchill et le président turc Ismet Inönü.

3- En février 1945, après la seconde Guerre mondiale, des relations étroites ont été nouées entre les États-Unis et l’Arabie saoudite. Une réunion entre Roosevelt et le roi Abdel-Aziz Âl-Saoud avait été tenue à bord d’un navire de guerre au Canal de Suez. Au cours de cette visite, Roosevelt s’est entretenu avec le roi Farouq Ier de l’Égypte et du Soudan dans la région d’al-Bouhayrat al-Mourrah, comme il s’est entretenu à Alexandrie avec l’empereur éthiopien Haïlé Sélassié.

II- Au temps du président Gamal Abdel-Nasser :

Les controverses et les différends ont empreint les relations égypto-américaines pendant le règne de Nasser. Cette controverse a atteint son summum avec la guerre de 1967 et la rupture des relations bilatérales. 

Cependant, des moments de coopération et d’objectifs communs intervenaient de temps en temps, comme le rôle que les États-Unis ont joué lors des négociations pour l’évacuation des Britanniques avec le régime de la Révolution, et lors de la guerre de Suez en 1956. Les visites les plus saillantes pendant cette phase étaient :

- En 1953, le secrétaire d’État américain John Foster Dulles s’est rendu en Égypte après l’élection du président Dwight Eisenhower, pour prêcher la politique de l’encerclement de l’URSS par les ligues occidentales et leurs bases militaires dans la région.

- En 1956, le désaccord égypto-américain a commencé à faire surface après que les États-Unis ont refusé de financer la construction du Haut Barrage, ce qui a amené le président Nasser à nationaliser le Canal de Suez pour profiter de ses revenus dans l’édification de ce projet.

- En 1959, les États-Unis ont conclu un accord de trois ans avec l’Égypte, en vertu duquel cette dernière achète le blé américain à la Livre égyptienne. En outre, Washington a fourni trois cent bourses à des étudiants égyptiens.  

- En 1961, le président John Kennedy a envoyé un message au président Nasser, dans lequel il a exprimé la volonté des États-Unis de régler le conflit arabo-israélien.

- En 1965, les rapports égypto-américaines se sont tellement détériorées que les relations diplomatiques ont été interrompues après que les États-Unis ont prêté mainforte à Israël dans son agression contre l’Égypte le 5 juin 1967.

III- Au temps du président Sadate :

Contrairement au temps de Nasser, une tendance à la coopération entre les deux pays a atteint le niveau d’une entente stratégique par rapport aux objectifs et aux moyens. Cette coopération est arrivée à son apogée après la conclusion des accords de Camp David et du Traité de paix égypto-israélien. En fait, le président Sadate a estimé que les États-Unis constituent l’allié qui aidera l’Égypte à régler ses problèmes, soit à l’échelle de son conflit avec Israël, soit à celle de la favorisation des exigences du développement local. Les plus
visites les plus saillantes au cours de cette phases sont les suivantes :

1- En mai 1972, le président Sadate a décrété la réduction à la moitié des membres de la mission américaine qui surveillait les intérêts américains en Égypte, ainsi que les membres de la mission égyptienne aux États-Unis dans un élai d’un mois. Ce décret intervient après que les États-Unis ont soutenu l’agression israélienne contre l’Égypte.

2- En novembre 1973, des entretiens ont été effectuées au Caire entre le président Sadate et le secrétaire d’État américain Henry Kissinger sur le développement de la crise moyen-orientale.

3- En décembre 1973, des entretiens ont été effectuées au Caire entre le président Sadate et le secrétaire d’État américain Henry Kissinger sur les objectifs de la Conférence de Genève.

4- En janvier 1974, des entretiens ont été effectués au Caire entre le président Sadate et le secrétaire d’État américain Henry Kissinger sur le désengagement entre les forces égyptiennes et les forces israéliennes sur le front de Suez.

5- En février 1974, des entretiens ont été effectuées au Caire entre le président Sadate et le secrétaire d’État américain Henry Kissinger sur le problème du Moyen-Orient, et notamment sur le désengagement entre les forces combattant sur le front du Golan. La même date, les relations diplomatiques entre l’Égypte et les États-Unis ont été reprises.

6- En mars 1974, les relations égypto-américaines ont été renouées. Depuis, les deux parties sont conscientes de l’importance de l’autre et de la nécessité de conserver de bonnes relations au service des intérêts bilatéraux communs.

7- En mai 1974, des entretiens ont été effectués entre le président Sadate et le secrétaire d’État américain Henry Kissinger pour parvenir à un accord sur le désengagement entre les forces combattants au Golan. 

8- En juin 1974, le président américain Richard Nixon a entrepris la première visite officielle de son genre en Égypte, pour examen la situation au Moyen-Orient, ainsi que les relations bilatérales.

9- En octobre 1974, des entretiens ont été effectués entre le président Sadate et le secrétaire d’État américain Henry Kissinger sur la crise du Moyen-Orient.

10- En novembre 1974, le secrétaire d’État américain Henry Kissinger est arrivé au Caire pour commencer sa deuxième tournée au Moyen-Orient.

11- En février 1975, l’Égypte a adressé un mémorandum officiel égyptien aux États-Unis et à l’URSS pour inviter l’Organisation de la Libération palestinienne (OLP) à la Conférence de Genève.

12- En février 1975, le secrétaire d’État américain Henry Kissinger est arrivé au Caire pour effectuer des entretiens sur la crise du Moyen-Orient.

13- En février 1975, un accord de coopération économique a été conclu entre l’Égypte et les États-Unis, en vertu duquel l’Égypte obtient un prêt de 800 millions de dollars pour financer l’importation des équipements agricoles et industriels.

14- En mars 1975, des entretiens ont été effectués à Assouan entre Sadate et Henry Kissinger, alors secrétaire d’état américain, pour parvenir à un deuxième accord de désengagement.

15- En octobre 1975, Sadate s’est rendu aux États-Unis pour examiner le développement de la crise du Moyen-Orient, soutenir la coopération bilatérale et demander aux États-Unis d’accorder des armes de pointe à l’Égypte.

16- En novembre 1975, Sadate a prononcé un discours devant le Congrès américain sur la cause du Moyen-Orient.

17- En septembre 1976, 4 accords économiques ont été signés avec les Etats-Unis, conformément auxquels l’Égypte obtient deux prêts de 89 millions de dollars, en plus d’un don de 11 millions.
 
18- En mars 1977, un accord a été conclu au Caire, à propos du prêt de 500 millions de dollars que le Congrès a accepté d’accorder d’urgence à l’Égypte.

19- En avril 1977, Sadate s’est entretenu avec le président américain Jimmy Carter de la crise du Moyen-Orient.

20- En juin 1977, le Congrès a approuvé les aides de 750 millions de dollars, accordés à l’Égypte.

21- En août 1977, des entretiens ont été effectués au Caire entre Sadate et Cyrus Vance, alors secrétaire d’État américain, sur la crise du Moyen-Orient.

22- En janvier 1978, des entretiens ont été effectués à Assouan entre Sadate et Carter ; ce dernier annonçant que l’an 1978 est celui de la paix au Moyen-Orient.

23- En février 1978, les États-Unis ont autorisé à l’Égypte l’achat de 1500 véhicules de transport de troupes modèle BK et 1500 autres, modèle M112.

24- En mars 1978, des entretiens ont été effectués entre Sadate et le délégué spécial du président Carter sur le développement de la crise du Moyen-Orient.

IV- Au temps de Moubarak :

Les relations égypto-américaines sont restées amicales, avec parfois quelques divergences dans les points de vue.

Après l’invasion israélienne du Liban en 1982 et surtout après le carnage de Sabra et Chatila, la direction égyptienne a dû retirer l’ambassade égyptien à Tel-Aviv, ce qui a courroucé les instances américaines de prise de décision.

Par ailleurs, la question des dettes militaires, qui sont arrivées à quelque 5 milliards de dollars a représenté un fardeau à l’économie égyptienne. Les États-Unis ont seulement proposé de réduire légèrement les intérêts, alors que l’Égypte aspirait à une remise totale de cette dette.

En 2001, les relations bilatérales ont vu une tension patente, lorsque l’administration Bush a adopté l’idée de la propagation de la démocratie au Moyen-Orient.

En 2007, le Congrès a décidé de congéler 100 millions de dollars des aides militaires à l’Égypte, après que Washington a demandé au Caire de fermer les tunnels avec la Bande de Gaza, de réformer la Police égyptienne pour pouvoir traiter avec les droits de l’Homme, et de séparer le budget du ministère de la Justice de celui de la magistrature.

En juin 2009, 8 ans après des relations tendues entre les Etats-Unis et le monde islamique, suite aux attaques du 11 septembre, Obama a adressé un discours au monde arabe à partir de l’Université du Caire.

En août 2009, Moubarak s’est rendu à Washington pour examiner la tension au Moyen-Orient, et notamment en Palestine, au Liban et en Syrie, ainsi que le danger iranien.

En septembre 2010, Moubarak a participé à la Maison blanche, avec ses homologues jordanien et palestinien, aux entretiens avec Benjamin Netanyahu, alors premier ministre israélien, sur le règlement de la cause palestinienne.

V- Après la Révolution du 25 janvier 2011 :

La Révolution du 25 Janvier est venue entamer une nouvelle phase des relations égypto-américaines, d’autant plus que la politique américaine s’est trouvé face à une transformation imprévue. Au début de la Révolution, l’attitude américaine était hésitante, mais lorsque Washington s’est aperçu de l’impulsion et de la globalité de la Révolution, il a dû annoncer son appui, si bien qu’Obama a demandé à Moubarak de renoncer au pouvoir.

En septembre 2011, le ministre égyptien des Affaires étrangères s’est entretenu à Washington avec la secrétaire d’État américaine Hilary Clinton qui a exprimé son estime à l’égard du Conseil supérieur des Forces armés.

En novembre 2011, Clinton a fait une virevolte : dans son discours devant l’Institut national démocratique, elle a déclaré qu’un groupe de responsables détient les reins du pouvoir sans être démocratiquement élu, ce qui sèmera la perplexité dans l’avenir.

En février 2012, les autorités égyptiennes ont arrêté, entre autres, 9 personnes travaillant dans 4 organisations américaines et les ont traduites en justice. Cet incident a accentué la tension dans les relations égypto-américaines, si bien que le Congrès et la secrétaire d’État ont fulminé contre l’Égypte, menaçant de la priver des aides militaires annuelles. Cette crise a pris fin lorsque les autorités égyptiennes ont extradéles accusés américains.

En décembre 2012, l’ambassadrice américaine au Caire a déclaré que l’administration américaine est engagée à l’aide accordée à l’Égypte, et qu’elle soutient les relations économiques étroites entre les deux États, ainsi que les négociations de l’Égypte avec la Banque internationale pour obtenir le prêt qu’elle a demandé en 2013.

VI- Après le 30 juin 2013 :

Les réactions américaines vis-à-vis des manifestations du 30 juin ont été variées.

Le 3 juillet 2013, Obama, dans un communiqué, a affirmé que les États-Unis corroborent depuis la Révolution du 25 janvier le transfert du pouvoir en Égypte à une autorité civile.

Le 5 juillet 2013, un communiqué du comité des Affaires étrangères au Congrès a indiqué que les Frères musulmans ont échoué à assimiler l’essence de la démocratie. Le communiqué a prôné les Forces armées et le gouvernement transitoire de prouver leur intention à faire une transformation démocratique.

Il a en revanche appelé les différents courants égyptiens à refuser la violence. Dans les quelques jours suivants, l’attitude de l’administration américaine a commencé à changer pour accepter la nouvelle situation en Égypte.

Dans un communiqué issu le 6 juillet, la Maison blanche a annoncé que les États-Unis refusent les allégations prétendant qu’ils soutiennent un parti ou une personne dans la crise égyptienne, et qu’ils soutiennent en effet les objectifs que le peuple égyptien a exprimés lors de la Révolution du 25 janvier. Le communiqué a appelé les parties belligérantes d’entreprendre des pourparlers pour commencer un processus politique, et de s’éloigner de la violence.

Le 15 juillet 2013, William Burns, alors vice-secrétaire d’État américain, s’est rendu en Égypte dans la première visite officielle qu’un responsable américain effectue au Caire depuis la destitution de Morsi. Au cours de cette visite, il a affirmé que les États-Unis n’essayent pas d’imposer à l’Égypte un climat démocratique, et a jugé inenvisageable que l’Égypte glisse dans une guerre civile, comme c’est le cas en Syrie.

Dans une conférence tenue en Jordanie le 18 juillet 2013, John Kerry, alors secrétaire d’État américain, a indiqué difficile de qualifier les événements en Égypte de putsch, puisque l’armée égyptienne a obvié à une guerre civile.

Le 24 avril 2014, Nabil Fahmi, alors ministre égyptien des Affaires étrangères, s’est rendu aux États-Unis, ou il a donné un nombre d’interviews médiatiques.

Au cours de ces interviews, il a fait état de l’engagement de l’Égypte à bâtir une démocratie réelle et à respecter les droits de l’Homme, étant une demande populaire des Égyptiens.

En juin 2014, Obama a félicité par téléphone al-Sissi pour son accès au pouvoir, et a confirmé son engagement au partenariat bilatéral et son appui aux ambitions politiques, économiques et sociales du peuple égyptien.

En août 2014, Ibrahim Mahlab, alors premier ministre égyptien, s’est rendu aux États-Unis pour assister au Sommet Afrique-Amérique du Sud (ASA). Pendant cette visite, il s’est entretenu avec le secrétaire d’État américain, John Kerry, des relations bilatérales et du développement de la situation au Moyen-Orient, et notamment en Syrie, en Libye et en Iraq. Il s’est également entretenu avec la ministre américaine du Commerce de la coopération économique et commerciale égypto-américaine, ainsi que des moyens de promouvoir les échanges commerciaux et d’augmenter le volume du commerce égyptien avec le côté américain.

Du 9 au 12 septembre 2014, une délégation gouvernementale américaine s’est rendue en Égypte pour discuter des priorités économiques du gouvernement égyptien. La délégation a également souhaité le succès de la Conférence économique dans l’attraction des investissements vers l’Égypte.

Le 7 mars 2015, une délégation parlementaire américaine s’est entretenu au Caire avec le président al-Sissi de la coopération militaire conjointe, ainsi que des efforts consentis pour lutter contre le terrorisme et établir la sécurité et la stabilité au Moyen-Orient.

Le 13 mars 2015, John Kerry s’est rendu en Égypte pour participer à la Conférence du soutien et du développement de l’économie égyptienne. Il a été accueilli par le président de la République.

Le 19 avril 2015, le directeur de la CIA John Brennan s’est entretenu avec al-Sissi de la consolidation des relations bilatérales et des derniers développements sur les scènes régionale et internationale.

Le 26 avril 2015, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, s’est rendu aux États-Unis pour participer à la Conférence sur la révision du TNP, tenue au siège de l’ONU à New York. Au cours de cette visite, Choukri s’est entretenu avec son homologue américain des moyens de renforcer les relations bilatérales sur les échiquiers politique, économique et commercial.

Le 4 mai 2015, une délégation du Congrès américain s’est entretenue au Caire avec al-Sissi, et s’est exprimée contente de la reprise des aides militaires américaines à l’Égypte et du partenariat conjoint. Les membres du Congrès ont déclaré qu’ils comprennent le point de vue égyptien et qu’ils désirent consolider les relations stratégiques avec l’Égypte dans le but de réaliser la sécurité et la stabilité dans la région.

Le 20 mai 2015, le général Lloyd Austin, chef de l’United States Central Command, s’est entretenu au Caire avec le président égyptien des derniers développements au Yémen, en Iraq et en Syrie.

Le 6 juin 2015, une délégation du comité juif américain s’est entretenue avec al-Sissi qui a affirmé que l’Égypte est soucieuse de développer ses relations avec les États-Unis tous azimuts et qu’il faut conjugueur les efforts pour relever les défis qu’affrontent l’Égypte et la région en entier.

Le 3 août 2015, une délégation de la Chambre commerciale américaine s’est rendue en Égypte et s’est entretenue avec le premier ministre Ibrahim Mahlab sur l’élaboration de programmes touristiques aux citoyens américains et sur les chances d’investissement disponible en Égypte.

Le 24 septembre 2015, le président égyptien s’est rendu aux États-Unis pour participer à la 70ème session de l’Assemblée générale de l’ONU à New York. Dans son allocution prononcée au cours de cette réunion, al-Sissi a fait état de la conjoncture politique et économique en Égypte, des attitudes égyptiennes vis-à-vis des questions régionales et de celle de la lutte contre le terrorisme. Au cours de cette visite, al-Sissi s’est entretenu avec nombre de responsables internationaux d’une multitude de questions à intérêt commun.

 9 novembre 2016: Le Président Abdel Fattah el Sissi a présente ses sincères félicitations au président américain élu “Donald Trump” et lui a souhaité plein succès dans l’exercice de ses fonctions, ses prochains responsabilités dans la prise en charge des intérêts du peuple américain, qui lui donnent confiance dans la direction, tout en réjouissant de renforcer les relations de coopération entre l’Egypte et les Etats-Unis à tous les niveaux.

Sur la base de la relation stratégique particulière recueillies entre l’Egypte et les Etats-Unis, et la croyance dans les objectifs importants et communs obtenus, maintenus par cette relation à soutenir la stabilité de la région du Moyen-Orient et en Afrique et de protéger les intérêts des peuples du rôle de deux régions, la République arabe d’Egypte espère voir la présidence du Président Donald Trump pompe un nouvel esprit dans la voie des relations égypto-américaines, plus de coopération, de coordination pour le bénéfice des peuples égyptiens et américains et à promouvoir la paix, la stabilité et le développement au Moyen-Orient, en particulier à la lumière des défis importants auxquels ils sont confrontés.

La République arabe d’Egypte a félicité le peuple américain à l’occasion de l’achèvement des élections présidentielles avec succès et a souhaité la prospérité, la stabilité et le temps de progrès pour le peuple des États-Unis.

23 décembre 2016: Le président Abdel Fattah Al Sissi a reçu un appel téléphonique du nouveau président élu américain Donald Trump . 

L’entretien téléphonique a porté sur l’avenir des relations égypto-américaines après l’investitureofficielle de Donald Trump au pouvoir.

Les deux parties ont aspiré que la prochaine période connaîtrait un développement remarquable dans les relations et une coopération dans les divers domaines.

L’appel a porté également sur la situation régionale et son développement successif qui prétend l’accroissement des défis envisageant la stabilité ,la paix et la sécurité internationale notamment dans la région du proche orient insistant sur l’importance d’une coopération conjointe entre l’Egypte et les Etats Unis pour faire face à ces défis.

Dans ce contexte; l’entretien a abordé le projet de loi soumis devant l’ONU sur l’implantation israélienne, les deux présidents se sont mis d’accord sur l’importance de donner la chance au nouveau département d’état américain pour agir avec les diverses dimensions de la cause palestinienne en but d’aboutir à un règlement globale et final à ce procès. 

A la clôture du contact , le président américain élu a invité le président Abdel Fattah Al Sissi à effectuer bientôt une visite aux Etats Unis afin d’échanger les points de vue sur les moyens de renforcer les relations bilatérales et sur la cause palestinienne au Proche Orient.

25 janvier 2017: La Présidence égyptienne a déclaré que le Président Abdel Fattah El-Sissi a discuté avec le Président américain Donald Trump de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme lors d’un appel téléphonique.

Selon la Présidence, M. Trump a salué, lors de cet entretien, les efforts de l’Egypte dans ce domaine.

Dans un communiqué, le porte-parole de la Présidence, l’ambassadeur Alaa Youssef, a déclaré que le Président américain a déclaré être au courant des difficultés que l’Egypte affronte dans sa «guerre contre le terrorisme» tout en assurant l’engagement de son gouvernement à soutenir l’Egypte dans cette guerre.

“Le Président des États-Unis a également souligné au cours de l’appel téléphonique attendre avec impatience la visite du Président El-Sissi à Washington, qui sera fixée par voie diplomatique”, a déclaré le communiqué.

Deuxièmement : les relations économiques

• L'Égypte occupe la 52ème place dans la liste des plus importants partenaires commerciaux des États-Unis. L'Égypte a le droit – en tant que pays en développement- à profiter du système américain (GSP), permettant l'exportation de certains produits égyptiens au marché américain et  leur exemption des douanes.

• Le volume des échanges commerciaux entre les deux pays a diminué de 7,809 milliards de dollars à 9,065 milliards de dollars en 2010. Le volume du déficit budgétaire a augmenté de 3,200 milliards de dollars en 2009 à 4,609 milliards de dollars en 2010. Le volume des importations égyptiennes en provenance des États-Unis a atteint 6.837 milliards de dollars en 2010. Le volume des exportations égyptiennes vers les États-Unis a atteint 2.228 milliards de dollars au cours de la même période.

• Dans le cadre de la non-existence d'une zone de libre-échange entre l'Égypte et les États-Unis. Toutes les opportunités du développement de l'échange commercial avec les États-Unis se sont concentrées sur l'extension des activités de la région de ZIQ avec Israël. La transition politique et économique actuelle en Égypte pourrait encourager à réexaminer le dossier de l'accord du libre échange.

Les relations du partenariat stratégique constituent l'axe principal des relations économiques bilatérales. Les aides américaines présentées à l'Égypte constituent le plus important dans le renforcement des relations bilatérales.

• Le début des aides américaines présentées à l'Égypte remonte aux premières années de la Révolution de 1952, notamment après la promulgation de la loi américaine n° 480 de l'an 1953, adoptée afin de préserver les intérêts américains au Moyen-Orient.

En 1956 : Les États-Unis ont gelé ces aides après que l'Égypte a signé un contrat des armes avec la Tchécoslovaquie.

• En 1962 : L'ancien président américain, Jean Kennedy, a décidé d'octroyer des aides économiques à l'Égypte, conformément à la demande du président défunt Gamal Abdel Nasser pour exécuter le plan du développement économique et social.

• En 1974 : Après le retour des relations diplomatiques entre les deux pays, l'ancien président américain, Richard Nixon, a demandé au Congrès d'approuver l'octroi de 250 millions de dollars à l'Égypte en tant que aides économiques.

• En 1975 : Après le second dégagement entre les forces égyptiennes et israéliennes, l'Égypte a été inscrite dans le programme des aides américaines étrangères.

En 1979 : Après la signature des accords du Camp David entre l'Égypte et Israël, l'ancien président américain, Jimmy Carter, s'est engagé d'octroyer un milliard de dollars/an en tant que aides économiques à l'Égypte.

• En janvier 1988: Au cours de la visite de l'ex- Président Moubarak aux États-Unis, l'Administration américaine a approuvé la transformation des aides économiques américaines octroyées à l'Égypte à des aides financières, notamment après le développement de la coopération économique entre les deux pays pour comprendre plusieurs domaines. La participation des États-Unis dans le développement et le soutien des projets productifs et industriels en Égypte reflète la solidité des relations égypto-américaines dans tous les domaines.

• En Septembre 1994: Lors de la visite du vice-président américain, Al Gore, en Égypte pour assister à la Conférence internationale de la population, les deux parties ont signé sur un projet d'accord de partenariat pour la croissance économique et le développement. Trois comités ont été créés afin de mettre en place cet accord, à savoir:

• Le Comité du développement économique. 

• Le Comité des sciences et de la technologie.

• Le conseil présidentiel égypto-américain.

• Ainsi que plusieurs comités secondaires dans les domaines de l'environnement, de l'éducation, du commerce et de la technologie.

• Le 20 mars 1995: Le Président Moubarak et le Vice-président américain, Al Gore, ont signé sur trois accords de coopération entre les deux pays et ce dans le cadre de la coopération technologiques, culturelle et économique entre les deux pays, à savoir:

• La coopération dans les domaines des sciences et de la technologie.

• La coopération économique.

• La coopération dans le domaine de l'environnement.

• Le 29 janvier 2001: L'accord du partenariat égypto-américain pour la croissance économique et le développement, signé en mars 1995, a été prolongé pour 5 autres années.

Les relations de la coopération bilatérale et économique après la Révolution du Janvier 2011:

• Lors de son discours historique, prononcé le 11 février 2011, le président américain, Barak Obama, a mis l'accent sur le soutien total des États-Unis à l'Égypte au cours de sa marche historique vers la démocratisation.

L'Administration américaine a alloué à l'Égypte plus de 150 millions de dollars pour soutenir son économie nationale au cours de cette période critique.

• Lors de sa visite au Caire le 15 mars 2011, la Secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a proposé de créer un fonds des travaux pour soutenir les investissements étrangers octroyés à l'Égypte et au Moyen-Orient.

• Lors de son discours adressé le 19 mai 2011 au Moyen-Orient, le président américain, Barak Obama, a décidé d'octroyer un paquet des aides américaines à l'économie égyptienne et tunisienne pour aider les peuples des deux pays à réaliser la réforme et le développement au cours de cette phase critique, à savoir:

- Se mettre d'accord avec le FMI et la BM sur un programme concernant le développement
l'économie égyptienne.

- Échanger une partie des dettes égyptiennes par un milliard de dollar, qui devrait être exploité sous forme des garanties de prêts.

- Allouer un milliard de dollars du Fonds du développement des projets (OPIC) pour soutenir les Petites et moyennes entreprises (PME) en Égypte.

- Coordonner avec l'Union européenne pour commencer la préparation des accords du libre-échange avec les pays du Moyen-Orient et Afrique du Nord.

• Le sous-comité des opérations étrangères, relevant de la Commission des crédits à la Chambre des députés américains, a approuvé le projet loi des crédits du ministère des Affaires étrangères, octroyant à l'Égypte 1,3 milliards de dollars en tant que aides militaires et 250 millions de dollars en tant que aides économiques, qui doivent être utilisés dans les activités soutenant les élections, la protection des droits de l'homme et le soutien de
la société civile.

Troisièmement : Les relations militaires

Les relations militaires égypto-américaines ont commencé depuis 1976. Ces relations ont été évoluées d'une manière que l'Égypte occupe la deuxième place dans la liste des pays bénéficiaires des aides militaires américaines, notamment après la conclusion d'un accord entre les deux pays, stipulant la mise en place du plan de l'évolution des forces armées égyptiennes et la capacité de l'Égypte à obtenir des prêts pour l'achat d'armes américaines. Ces prêts sont connus sous le nom “des prêts des ventes militaires étrangères”.

Les manœuvres militaires américaines conjointes, connues sous le nom de "Etoile éclatante" ont été commencées en 1994, dès lors un grand nombre des manœuvres, dans lequel les forces militaires des deux pays ont participé, avait été effectué dans le but de former les forces militaires de l'Égypte sur les opérations offensives et défensives, soit matinées ou soirées et les troupes américaines sur les opérations militaires dans le désert du Moyen-Orient.

Quatrièmement: Les relations culturelles et scientifiques

Les relations culturelles entre les deux pays ont vu un développement remarquable, à savoir:

- L'Ouverture du Centre culturel américain dans la ville d'Alexandrie en 1970.

- La tenue d'un grand nombre des expositions des monuments pharaoniques dans les plus grandes villes américaines, telles: les expositions de Toutankhamon et Ramsès II, qui avaient été favorablement accueilli par le peuple américain.

- En Juillet 1980, “le programme des bourses de la paix” a commencé entre l'Égypte et les États-Unis sous la forme d'un contrat conclu entre le ministère égyptien de l'Éducation et l'Organisme américain du développement international.

- Des programmes et des projets communs ont été élaborés entre les universités égyptiennes et américaines afin de réaliser la coopération entre les 2 pays dans divers domaines.

- Le 23 septembre 1994: L'Union égyptienne de la Radio et de la Télévision a conclu un contrat avec la télévision américaine, stipulant que les États-Unis reçoivent plus de 12 heures de l'émission de la chaîne spatiale égyptienne chaque jour pour une durée de 3 ans. La radiodiffusion a commencé effectivement aux États-Unis au début de 1995.

Les relations scientifiques :

En Septembre 1994: Lors de la visite du vice-président américain, Al Gore, en Égypte pour assister à la Conférence internationale de la population, et au cours de sa rencontre avec le président Moubarak, les deux parties ont signé un accord de coopération technologique et la fondation d'une commission principale afin de superviser sur les négociations concernant un projet d'accord scientifique et technologique entre les deux pays.

Le ministre égyptien de la Coopération internationale, Dr. Youssef Boutros Ghali, et l'ambassadeur de l'Amérique au Caire, Edward Walker, ont signé, le 14/9/1994, sur un accord de l'octroie des bourses dans les domaines des sciences et de la technologie afin de réaliser le développement.

L'ex-président égyptien, Hosni Moubarak, et le vice-président américain ont signé, le 20/3/1995, sur un accord de coopération dans les domaines des sciences et de la technologie, qui sera valide pour une durée de cinq ans.

En avril 1995, lors de sa visite à Washington, l'ex-Président Moubarak a effectué des entretiens avec le Secrétaire d'État américain au Trésor et au Commerce, visant à mettre en place les accords du partenariat économique et technologue entre les deux pays. La mise en place de ces accords a commencé le 25 août 1995.

Les gouvernements des deux pays soutiennent un grand nombre des programmes par un montant de 300 millions de dollars/an afin d'accroître l'accès des nouvelles technologies au secteur privé en Égypte. Un fonds commun d'une valeur de 2 millions de dollars a été fondé pour soutenir les activités menées dans le cadre de l'accord des sciences et de la technologie par des contributions égales entre les deux gouvernements égyptien et américain.

 



 

 

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