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Beyram El Tounssy

mercredi، 16 septembre 2009 - 12:00

Poète, sa nation est inscrite dans sa conscience, l’un des plus grands poètes populaires, que le prince de la poésie, Ahmed Shawki; déclara:" Je n’ai pas peur pour la langue arabe que de la langue populaire de Beyram". 

Le poète populaire Mahmoud El Tounssy est né le 3 mars 1893 à Alexandrie. Son surnom El Tounssy est pris de l’origine tunisienne de son grand-père.

Il passa son enfance dans le quartier populaire “d’El Sayala”. 

Il a fréquenté le Kottab du Sheikh “Gad Allah” qui était cruel et dur. Son père l’inscrivit à l’institut religieux de la mosquée de Aboul Abbass. 

Agé de 14 ans, ayant perdu son père, il dut quitter l’institut et travailler dans le magasin de son père, mais bien vite il déclara sa faillite. Intelligent doué et de bonne mémoire, Bayram assimilait facilement et rapidement ce qu’il lisait. 

Sa célébrité date depuis son premier poème “Le vendeur du radis” dans lequel il critiquait le conseil municipal d’Alexandrie qui, sous prétexte de promouvoir l’urbanisation, imposait de lourds impôts aux Egyptiens. 

En 1919, il publia la revue “Al Messala”, et celle de “Khazouk” qui furent respectivement fermés. Il fut exilé en Tunisie à cause de son article qui critiquait le mari de la princesse “Fawkeya”, fille du roi Fouad et sœur du roi Farouk .. Ne pouvant plus vivre en Tunisie, il partit en France où il travailla pendant deux ans, comme portefaix au port de “Marseille”. 

Il dut falsifier ensuite son passeport pour retourner en Egypte et composa des poèmes incendiaires qui critiquaient le pouvoir et le colonialisme. 

Il fut arrêté et exilé en France où il travailla dans une société d’industries chimiques; mais tombé malade, il fut licencié de son travail. 

Il mena une vie difficile qui l’exposa à la famine. En dépit de cette vie austère et dure, Beyram n’a cessé de composer des poèmes [zagal] partageant avec le peuple égyptien son endurance et sa misère. 
En 1932, il fut déporté en Tunisie parce que les autorités françaises renvoyaient tous les étrangers. 

Il se déplaça entre le Liban et la Syrie. A nouveau les autorités françaises l’exilèrent dans un pays africain, en raison de ses vers [zagal] sarcastiques et amères. 

Se trouvant à bord de son navire à destination de l’Afrique, il revint en Egypte, favorisé par la providence. 
Un des voyageurs lui proposa de descendre à Port-Saïd. C’est ce qu’il fit. Il put alors revoir sa famille. 

Puis il présenta une pétition au palais, demandant le pardon au moment où le roi Farouk accédait au trône. Il obtint le pardon et travailla au journal d’Akhbar Al Yom et il réussit à obtenir la nationalité égyptienne et adhéra au journal “Al Gomhouria. 

Beyram présenta à la radio quelques unes de ses œuvres littéraires très célèbres “ La biographie d Al Zaher Bébars ”- “Aziza et Younis”. 

En 1960, le président Gamal Abdel Nasser lui décerna le prix d’estime de l’Etat, mais souffrant de l’asthme, il mourut le 5 janvier 1961, âgé de 69 ans. 

La Diva Om Kalsoum, chanta plusieurs de ses poèmes le rendant ainsi célèbre dans tous les pays arabes. Toute sa vie, Bayram a gardé son audace et son courage. 

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